Aurore, 23 ans, a décidé de partir en Australie fin septembre pour une durée de 8 mois avec 2 amis Estelle, et Thomas. Ils ont atterri à Pert où ils y sont restés seulement une semaine. Par la suite, ils sont partis pour Margaret River en wwoofing pendant 1 mois. Ils ont découvert la culture australienne dans deux sympathiques familles. Ils décident ensuite de partir à l’aventure. Pendant 7 mois, ils ont fait le tour de l’Australie et travaillé dans plusieurs fermes comme les abricots, les cerises et les myrtilles.

La recherche de job dans le Fruit Picking

Notre recherche de job en Fruit Picking en Australie a été un peu « spéciale ». En rentrant de Tasmanie, nous nous sommes retrouvés sans « cooker ». Nous étions à ce moment-là sur un free camp près de Melbourne à côté d’une maison. Nous sommes alors allés demander gentiment si nous pouvions cuire nos pâtes. Bilan : nous sommes ressortis avec nos pâtes cuites, une bouteille de vin, un livre pour visiter Melbourne et surtout un numéro de téléphone pour du travail (vraiment généreux, ces Australiens). Chanceux me direz-vous ? Pas tant que ça au final. Il s’est avéré que nous sommes tombés dans un camp de contractors comme beaucoup de backpackers. Nous avons travaillé pour quelqu’un qui prenait son salaire en direct sur notre paie. On ramassait des abricots pour 30 dollars la journée sous 40 degrés. Au bout d’une semaine, nous sommes partis.

Par la suite, nous avons contacté des amis rencontrés sur Perth pour avoir de leurs nouvelles. C’est là qu’ils nous ont proposé de venir dans leurs exploitations de myrtilles. Leur patron recherchait apparemment plusieurs travailleurs. La condition pour rejoindre cette ferme était de passer par une agence d’intérim « Harvest ». 

Dès le lendemain, nous nous sommes rendus à l’agence Harvest (au Nord de Melbourne) en demandant de rejoindre la fameuse ferme de myrtilles. La dame en question nous faisait un peu barrage. Elle ne voulait pas nous orienter vers cette ferme et nous demande de la recontacter plus tard. Très motivés et surtout motivés par le salaire et les conditions de travail que nous avaient vendus nos amis, nous avons appelé cette fameuse « Denise » tous les jours jusqu’à temps quelle craque. Ne jamais lâcher car nous avons finalement intégré, très contents, l’exploitation de myrtille le 25 décembre. Notre petit cadeau de noël !

Conseils pour la recherche d’emploi

La recherche d’emploi en Australie n’est plus comme il y a quelques années. Aujourd’hui la chance et surtout les relations sont très importantes. Ce que je peux conseiller, c’est d’aller à la rencontre des Australiens. surtout ne pas hésiter à leur demander directement du travail, ils ont toujours des conseils à vous donner. Les australiens sont des personnes très ouvertes et s’intéressent toujours à ce que vous faites, d’où vous venez, etc. C’est vrai que la recherche de travail peut être freinée par un niveau d’anglais faible. Mais rassurez-vous j’avais un anglais très faible, il ne faut pas hésiter à se lancer à parler. Ils ont souvent l’habitude et finissent toujours par vous comprendre.

Conditions de travail dans la cueillette de fruits

Nous avons eu en tout 3 jobs. Un job dans le picking d’abricot qui était très difficile pour Estelle et moi car nous sommes deux petit gabarits. Il fallait porter des sacs d’abricots toute la journée de 5h à 14h sans pause. La chaleur était éprouvante et le boss pas très sympathique.

Ensuite, nous avons bossé 1 journée dans les cerises. Le boulot était plaisant et plutôt facile. Le problème c’est que nous sommes tombés sur une ferme qui payait très mal.

picking myrtilles

Pour finir, nous avons travaillé dans une exploitation de myrtilles, c’est LE job que je conseille à tous les backpackers. Nous avons été très chanceux de tomber sur cette ferme, car le picking de myrtille est vraiment simple. Nous avions des seaux à porter avec une ceinture, les sceaux pesaient maximum 2 kilos. Les arbres étaient à hauteur d’homme donc pas d’échelle à transporter. La seule difficulté était que les myrtilles les plus grosses se trouvaient au ras du sol. Nous avons travaillé pour la plupart du temps à genoux, mais loin d’être fatiguant.

Le salaire était vraiment très intéressant : nous étions payés 4 dollars le kilo de myrtilles et nous ramassions à peu près 15 à 19 kilos de myrtilles par matinée. L’après-midi, nous faisions du packing (emballage), c’est-à-dire que nous mettions les myrtilles sous barquette. Nous étions payés 22 dollars de l’heure et nous travaillons à peu près 2 heures par après-midi. Les horaires étaient assez variables. Le matin nous commencions le picking à 7h jusqu’à 13h ou 14h et ensuite nous étions par équipe de 4 au packing qui durait souvent 2h, on pouvait terminer certains soirs à 21h.

Nous étions dans une région avec un temps assez instable à 100 kilomètres de Sheparton. Le matin, la température pouvait descendre jusqu’à 7 degrés et remonter à 30 degrés l’après-midi.

camping

Le picking de myrtilles a-t-il des spécificités ?

La myrtille est un fruit très fragile et un fruit très onéreux en Australie : 5 dollars la barquette de 200gr, autant vous dire que la perte pour notre petite ferme était inconcevable. Nous avons eu beaucoup de Days-off à cause du temps. En effet la myrtille ne peut pas être ramassée par temps de pluie. Le fruit ne doit pas être mouillé sinon un champignon se développe par la suite. Les fruits doivent être ramassés à la bonne maturation, ni trop mûre ni trop verte. Le picking demande une technique avec les pouces qui s’apprend très vite.

équipe picking

Ambiance générale

Pendant 2 mois, nous avons travaillé avec une équipe de 15 backpackers étrangers (anglais, Allemand, Italiens, Taïwannais). L’ambiance générale était simplement énorme. Le boss nous avait mis à disposition une sorte de camping avec emplacement pour nos tentes, cuisine aménagée (frigo, plaquette, barbecue, bouilloire…). Nous avions des douches CHAUDES (le luxe) des toilettes, et même un étang avec un canoë.

C’était le TOP du TOP, le job rêvé de tous les bacpacker. Nous étions les seuls Français. Nous avons donc énormément progressé en anglais, et en plus tous les backpackers étaient de nos âges. Nos 2 mois ont été rythmés entre travail, soirée et rigolade.

équie picking day off

Mes conseils sur le fruit picking et la recherche de job

Si j’ai un conseil à donner c’est de choisir son fruit. Le picking de myrtilles est beaucoup plus simple et moins fatiguant que le picking de fruits comme l’abricot, les pêches ou encore les mangues. Autres conseils que je peux donner, c’est de choisir un picking payé à l’heure et non au kilo. Ou alors si vous êtes payé au kilo, essayez aussi de faire du packing à l’heure pour compenser le salaire du picking. Il faut savoir que le picking au rendement est souvent très mal payé en Australie surtout dans la région de Melbourne où il y a un concentré de backpackers.

Pour la recherche de job, ce que je peux conseiller, c’est de ne pas hésiter à parler de votre recherche autour de vous, même à des personnes que vous rencontrez dans la rue par exemple. N’hésitez pas aussi à vous rendre dans les agences d’intérim de l’état comme HarvestJob qui vous aidera beaucoup. Mais si il y a bien une chose que je peux dire, c’est que le travail n’est pas un coup de chance et surtout maintenant si vous voulez travailler, il faut s’en donner les moyens chercher chercher et encore chercher.

Bilan de cette expérience

Le bilan de mon expérience dans le picking est plus que positif, je crois que c’est un de mes plus beaux souvenirs en OZ. Nous avons rencontrés des personnes formidables et maintenant nous avons des amis aux quatre coins de la planète. Que serait l’Australie sans un travail à la ferme ? Je conseille vivement à tous les backpackers de travailler dans le picking, à condition de trouver la bonne ferme. Quoi qu’il en soit, je conseille à tous de vivre la même expérience que nous avons vécue et surtout de gagner beaucoup d’argent, il reste encore beaucoup de fermes où le mythe de l’eldorado existe encore.

Article mis à jour le 27 août 2019 – Publié initialement le 17 septembre 2015

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