Après nous avoir donné ses précieux conseils et bons plans à Darwin, Marine quitte la capitale du Northern Territory pour se rendre au magnifique parc National de Litchfield où elle passera un mois en HelpX. Voici le récit de son expérience de volontariat en Australie. 

De Darwin au Litchfield National Park

6h30, Mitchell Street dans le centre ville de Darwin, ma ville d’arrivée en Australie, j’attends devant les bureaux de la compagnie AATKings que mon bus arrive. Dehors, il y a 2 types de population : les travailleurs (uniquement des ouvriers) qui font des stops rapides dans les cafés, avant de repartir, petits déjeuners à la main… et les backpackers qui rentrent se coucher, encore pompettes de la veille. Contraste très intéressant a observer.

7h, le bus démarre et quitte Darwin. Moi qui espérais pouvoir dormir tranquillement c’est raté, cette navette est en fait… un tour guidé. À peine sortis de la ville, le chauffeur attrape le micro et commence à raconter ses anecdotes. Je me dépêche de mettre mon casque et de m’enfoncer dans mon siège en grommelant, ce qui ne manque pas de faire rire ma voisine.

1h plus tard, 1er arrêt : le Magnetic Termite Mounds. J’arrête enfin de faire mon asociale. Je descends avec le reste du groupe pour écouter les explications, prendre des photos comme une bonne petite touriste, et papoter avec les guides qui ont l’habitude d’emmener les nouveaux helpers sur leur lieu de travail. Car si je me retrouve dans ce bus sans avoir booké une excursion, c’est parce que je me rends à la 1ère vraie étape de mon voyage : Litchfield Cafe. C’est là où je vais passer mes 4 premières semaines australiennes. C’est sur le site helpX que j’avais trouve leur annonce. Je m’étais empressée de postuler : un mois en Parc National ? Une chance !

2ème arrêt : Florence Falls. Les touristes s’empressent d’aller se baigner, pendant que je fais un petit tour avec les guides. Il fait déjà une chaleur étouffante. Il me tarde d’arriver (et puis c’est pas tout, mais ça creuse le bus).

2h plus tard… dernier arrêt : Litchfield Cafe ! Nous nous faisons accueillir par Louise, la responsable, et sa fille, qui tiennent un buffet pour ravitailler le groupe. Après manger, je les aide à débarrasser et faire la vaisselle, ce qui me permet de sympathiser avec elles. Puis Louise me montre les lieux et me conduis au campement ; j’ai ensuite l’après-midi pour m’installer… et faire la sieste !

Litchfield National Park

Vers 16h, c’est l’appel du goût… euh de la socialisation. Je me dirige vers la salle commune où je fais la connaissance du premier helper (qui deviendra par la suite… mon travel mate !) qui m’emmène au café de Wangi Falls pour me présenter à l’équipe et aux managers. Il y a beaucoup de français (évidemment 😉 ), mais aussi des allemands, anglais, un américain et une taïwanaise. Retour au camp tous ensemble, où nous nous mettons tous à table pour le dîner. En effet l’équipe et les hosts mangent ensemble chaque jour. Cela m’a permis de rencontrer très vite le mari de Louise, Julian, qui est en charge des lieux.

Litchfield National Park Australie

Les conditions de travail au Café du Litchfield National Park

Dès le lendemain, j’attaque le travail au café. Il y a 2 équipes celle du « front » et celle de cuisine. Parlant bien anglais, on me met directement au front, où nous tenons les caisses et prenons les commandes. Les helpers en 2nd Visa font des journées complètes (8h30-17h), les autres des demi-journées (8h30-15h ou 11h-17h). Durant les pauses, nous allons nous relaxer à coté de la cascade de Wangi (et profiter du Wifi gratuit). Et si la motivation nous prend, nous pouvons retourner au campement en vélo (4km!). Pour certains warriors (ou fêlés) c’était en courant ! Je m’entends très vite et très bien avec toute l’équipe. Un point important pour travailler, car les journées se ressemblent assez.

Temps libres et visites au Litchfield National Park

Pendant nos journées off, nous profitons du parc et de ses nombreuses cascades (Wangi, Florence, Tennant Creek et Aera Cascade principalement). Nous allons souvent à Darwin histoire de voir de la civilisation… et ne plus se faire agresser par les sal**** de moustiques ! La vie au camp le reste du temps est plutôt agréable. Et malgré ce que je pouvais penser, je me suis très bien adaptée au mode camping du bush, qui nous permet de développer des « skills » du tonnerre : la technique du lever de cuvette avec le pied pour checker la présence d’indésirables, toutes les parades possibles anti-moustiques, et avoir les yeux partout (surtout la nuit tombée) histoire d’éviter de poser le pied sur un serpent ou un crapaud dégoûtant.

Litchfield National Park Australie

Le soir, nous passons de bons moments entre helpers : partager une bière, raconter nos histoires, regarder des films, et surtout, tarder dehors à papoter sous le ciel étoilé. Pour le Northern Territory Day, Julian et Louise ont acheté des feux d’artifice que nous avons allumés le soir-même dans le bush. Pour l’Independence Day, notre helper Virginien nous a cuisiné un repas typiquement américain.

Bilan d’un mois de Helpx au Litchfield National Park

Vous imaginez bien que les 4 semaines sont passées (trop) vite, et me voila déjà sur la route, direction ma prochaine étape : Le Parc National d’Uluru-Kata Tjuta ! En attendant de nouvelles aventures, voici un court bilan de ma 1ère expérience de helpX australienne.

D’un coté aventure humaine, c’est très enrichissant, et vous avez aussi la possibilité de travailler votre anglais… à condition de faire l’effort de ne pas rester entre francophones ! Je trouve que c’est une parfaite entrée en la matière pour débuter son WHV, car vous avez une belle approche des lieux, du climat, des gens et du mode de vie local… tout en étant nourri, logé et blanchi ! De plus, vous pouvez également apprendre et avoir une nouvelle expérience dans un domaine qui ne serait pas forcément le votre. Pour la suite de votre aventure en Australie, c’est plus mal si vous cherchez un job rémunéré après.

J’ai cependant deux hics sur mon mois passé la-bas (ben oui, faut bien chercher la petite bête hein). Le premier étant l’accès ultra limite et restreint à internet. Julian ne voulait pas prendre un forfait plus élevé… et à une douzaine d’helpers, ça en fait du data ! Le deuxième concerne les heures de travail demandées. En effet j’ai trouvé que pour des helpers, il avait tendance à en profiter un peu trop…

Ceci étant dit, je garde de très bon souvenirs du Litchfield. Je vous le recommande fortement pour une courte période, comme j’ai pu le faire 😉 !

Article écrit par Marine Garcia

Mis à jour le 27 août 2019 – Publié initialement le 06 septembre 2015

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