Penser à sa nouvelle vie de backpacker australien, sirotant un bon verre de Penfolds Grange les doigts de pieds en éventails, reste une tâche aisée. Par contre, se créer l’occasion de partir un an en Australie, s’apparente parfois au parcours du combattant. Réaliser le projet, tout organiser pour enfin partir … On vous en dit plus dans cet article …

 Se projeter à 16 000 km de chez soi

Un an avant le départ, vous vous imaginez déjà dans votre van, sillonnant les routes ocres du Bush. Plongeant vers le soleil couchant tel un Lucky Luke seul dans le Far West. Vous vivez vos futures rencontres avec les australiens, les aborigènes, les chinois, les japonais, les européens expatriés comme vous… Dans votre lit, les yeux fermés, vous révisez votre vocabulaire d’anglais. Les jours de pluie, vous criez votre dégout pour votre pays. Car vous savez ce qui vous attend à l’autre bout de la planète. Quant à votre job, il n’a plus de saveur. Seul l’argent que vous y gagnez importe. Il vous rapproche de votre but. Mais quelque chose que vous n’aviez pas prévu vous pend au bout du nez. La première déconvenue d’une longue série…

Plongé dans votre rêve d’un ailleurs encore tenu secret, vous n’aviez pas pensé à la réaction de vos proches, de votre famille, de vos amis… Et il y a bien une chose qu’il faut savoir. Ceux qui ont « gardé les pieds sur terre » feront tout pour vous maintenir à leur côté. Non qu’ils refusent votre bonheur, mais ils ont peur pour vous. Peur de ce qui pourrait vous arriver à plus de 16 000 kilomètres de chez eux, et surtout peur pour votre avenir. L’annonce que vous leur faite est brutale alors que pour vous, elle s’apparente à une envie de communion. Vous vous sentez incompris.

Le problème ? C’est que cette peur est communicative. Vous avez beau avoir fait des études, avoir obtenu un diplôme ou pire, avoir peut-être déjà mis un pied dans le monde professionnel, vous en arrivez à douter. Vos parents vous assènent de questions : « Comment expliqueras-tu ton départ à ton employeur ? » ou encore « Comment feras-tu pour retrouver un travail par la suite ? ». Alors forcément on peut se sentir un peu perdu et seul. Mais rien n’y fait, vous devez partir. Car si vous ne le faites pas maintenant, vous ne le ferez jamais…

Le début de l’organisation

Au fond, vos proches n’ont pas tort. Mais ils se trompent sur un point. Ils ne peuvent pas juger à l’avance une aventure qu’ils n’ont pas vécue. D’un autre côté, partir et vivre votre vie loin d’eux est aussi une façon de leur prouver votre indépendance. Mais par où commencer ?

Vous tâtonnez tapant au hasard sur internet les mots “Australie”, ou encore  “Working Holiday Visa” ou “PVT”. Vous commencez à parler de votre projet un peu partout, où que vous alliez. Et là, surprise ! Les blogs et les sites internet sur l’Australie se comptent par dizaines, voir centaines. Vous vous rendez compte que votre cas n’est pas du tout isolé. De plus, que ce soit votre voisin, votre caissière du supermarché ou votre ancien professeur de mathématique, chacun semble avoir un proche qui a tenté l’expérience. Sans plus tarder vous demandez à les rencontrer. Vous prenez des notes.  L’espoir et la confiance renaissent. En guise de première victoire, vous faites la démarche pour obtenir le Working Holiday Visa.

D’ailleurs, n’hésitez pas à contacter notre Tuto Pas à Pas pour faire votre demande sans stress !

Le stress avant le départ

Les pages de votre calendrier se tournent à une vitesse folle. Plus que quelques mois avant le départ. Mais vous n’arrivez pas à vous mettre d’accord sur votre ville d’arrivée. Sydney, Perth, Melbourne, chacune d’entre elles vous semble attirante. Mais une seule chose vous importe. Où aurez-vous le plus de chance de trouver du travail et un logement décent ? Selon les forums que vous consultez chaque jour, le “fruit picking” reste une valeur sure. Mais encore faut-il tomber dans les saisons adéquates et espérer qu’il n’y ait pas de retard dans les cultures. Cerise sur le gâteau : plus vous tardez à faire votre choix, plus le prix du billet d’avion risque d’augmenter. Les données à prendre en compte tournent dans votre tête. Le stress monte. Il ne redescendra qu’une fois votre vol réservé, après avoir scruté les comparateurs de prix sur internet pendant plusieurs jours. Ensuite, votre passeport mis à jour et votre assurance santé en poche, vous aurez l’impression que l’Australie s’offre enfin à vous…

Les adieux difficiles

Plus la peine d’arracher les pages de votre calendrier. Votre départ est imminent. Quelques semaines tout au plus. Le stress est toujours bien présent mais sous une autre forme ; liés à des problèmes indépendants de votre volonté. Le job, le logement, la langue sur place,… serez-vous capable d’y faire face ? On n’y pense pas vraiment avant. Mais ces questions frappent fort quand elles arrivent. Et puis, si vous avez connu l’euphorie au début de votre aventure, vous connaitrez sans aucun doute les larmes du départ. Une seule question vous empêchera de dormir : comment dire au revoir à ses proches quand on sait qu’on part peut-être plus d’un an ?

Faire ses adieux Australie WHV Backpacker

Bien malin celui qui pourra répondre à cette question. Le tout est d’être présent jusqu’à la fermeture des portes du vol qui vous emmène au paradis.

Ecrit par Bastien Craninx

Article mis à jour le 10/08/2019 – initialement publié le 13/09/2013

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