Expérience jeune homme Au pair à Melbourne
NOS BONS PLANS
Lewis est parti en Australie avec un WHV. Il nous raconte son expérience en tant que jeune homme Au Pair dans une famille franco-australienne à Melbourne.
Qu’est-ce qu’être au pair ?
Être au pair permet de voyager tout en travaillant à l’étranger. Vous vivez chez une famille d’accueil et aidez avec la garde d’enfants, les devoirs, et quelques tâches ménagères. En échange, la famille vous loge, vous nourrit, et vous donne un petit salaire hebdomadaire. Cette expérience est idéale pour améliorer votre anglais, découvrir une nouvelle culture, et nouer des amitiés internationales.
Pourquoi partir en Australie ?
Beaucoup choisissent de partir à la fin de leurs études avec leur vingtaine déjà avancée, prendre une année sabbatique pour décompresser, et tenter l’aventure avant d’entrer réellement dans la vie active. D’autres, un peu plus vieux et installés, décident de plaquer leur métro, dodo, boulot pour quelque chose de plus fun avant qu’il ne soit « trop tard ».
L’Australie offre un environnement idéal pour les jeunes au pair grâce à ses vastes espaces et sa culture anglophone. Pour Lewis, le choix de l’Australie s’est imposé naturellement face aux États-Unis, où les visas sont complexes, et au Royaume-Uni, trop proche de la France. En Australie, Lewis a trouvé le parfait dépaysement avec un fuseau horaire différent, un climat varié, et des paysages incroyables.
Le choix d’être jeune homme au pair
Pourquoi avoir choisi d’être au pair en Australie ?
J’avais deux solutions pour travailler en Australie. Soit faire du fruit picking qui consiste à travailler dans des fermes ou bien le job d’au-pair.
J’ai préféré ce dernier car :
- j’adore les enfants
- cela me permettait vraiment de me poser à l’arrivée,
- d’avoir un logement correct et confortable
- de prendre mes marques petit à petit dans ce nouveau pays.
Même si les journées peuvent être chargées, c’est un travail largement faisable. Mais pour la suite j’ai quand même pensé à faire du fruit picking. Il s’agit d’un travail beaucoup plus physique dans des conditions moins confortables, mais le salaire n’est pas négligeable. Evidemment cela dépend de l’exploitation dans laquelle vous tombez. Mais cela me permettrait de mettre de l’argent de côté.

Les garçons peuvent aussi être au pair !
Contrairement aux stéréotypes, les garçons sont aussi recherchés en tant qu’au pair. Beaucoup de familles apprécient l’énergie sportive et la force de caractère des hommes pour s’occuper de leurs enfants. Alors, messieurs, n’hésitez pas à tenter l’aventure !
Comment trouver une famille ?
Je me suis inscrit sur Au Pair World. C’est un site internet gratuit où y est répertorié un grand nombre d’host-family et d’au-pair. Les recherches se font par critères (âge, permis de conduire, fumeur, etc..). Donc, par élimination, le site sélectionne les familles qui vous correspondent. Vous pouvez ainsi envoyer des demandes aux familles et réciproquement ils peuvent vous écrire. S’il y a « match » c’est probablement autour d’un Zoom que cela se décidera ou non.
Pour ma part je me suis inscrit au mois de novembre et j’ai trouvé ma famille au mois de mai. Ceci étant dit, ce n’est pas ce temps là qu’il faut compter car je m’y suis pris très à l’avance et c’est rarement le cas des familles. Donc aucune famille ne me correspondait à ce moment.
Ce n’est que vers le mois d’avril que les recherches sont devenues intéressantes pour moi, où j’ai pu contacter plusieurs familles. Même celles dont les critères n’étaient pas totalement les miens de base. J’ai d’ailleurs trouvé ma famille qui de base cherchait quelqu’un d’au moins 21 ans alors que j’en ai 18 ! Il faut vraiment oser, relancer les familles, répondre et ne pas lâcher. Ce n’est pas hyper évident de forcément trouver quand on cherche par nous même mais pour moi ça a fonctionné alors pourquoi pas pour vous ?
Tout problème a une solution : il y a aussi des agences. En effet, si vous voulez être certain de trouver une famille vous pouvez vous inscrire au près d’un organisme qui se chargera de vous trouver une famille et vous aidera dans toutes les démarches administratives. Seul bémol, cela est payant. C’est à vous de choisir maintenant !
Vous devez également vous inquiétez sur le niveau d’anglais. En effet il faut tout de même avoir certaines bases je pense, cela rassure surtout les familles en cas de soucis avec leurs enfants. D’autres jobs comme le travail dans les fermes, eux ne nécessitent pas forcément d’avoir un bon niveau d’anglais.
Une fois que ça « match », c’est parti pour l’aventure ! Billets d’avion, visa (WHV) et assurance sont les 3 choses primordiales à ne pas oublier avant de venir ici. Pour tout ce qui est ouverture de compte, carte téléphone le mieux est de le faire sur place. Vous pouvez tout de même commencer les démarches pour ouvrir un compte bancaire en ligne.
Peut on être Au Pair quand on est en couple ?
C’est possible, mais plus difficile : la grande majorité des familles cherchent une seule personne, tout simplement parce qu’elles n’ont qu’une chambre à proposer. Deux pistes si vous partez à deux :
- Chercher une famille qui accueille un couple : c’est rare, mais cela existe (souvent des familles avec une grande maison, un studio indépendant ou plusieurs enfants). Les sites de mise en relation permettent de filtrer ce critère.
- Être au pair chacun de votre côté : deux familles différentes dans la même ville, avec des jours de congé communs. C’est la solution la plus réaliste — et souvent la plus simple à trouver.
Dans tous les cas, annoncez-le dès le premier message : mieux vaut être transparent que de perdre du temps avec des familles qui ne pourront pas vous loger à deux.
Une journée type d’un Au pair à Melbourne
Ma journée commence aux alentours de 7 heures. Je dois me préparer, et également faire la lunch box du midi ainsi que le petit déjeuner des deux garçons de 3 et 6 ans.
- Réveil à 7h45 pour les préparer : petit déjeuner, brossage de dents, habits, etc.
- 8h30 : il est temps de prendre la voiture pour emmener le plus grand à l’école avant 9h. Ensuite, retour à la maison pour aller au parc, faire des activités ludiques (chasses aux trésors, puzzle, ect) et un bon gâteau chaque semaine !
- 11h30 : on prépare le repas pour manger à 12h avant d’aller faire une sieste.
Vers 13h, le plus jeune commence une petite sieste ! Cela me laisse donc généralement une bonne heure devant moi pour mettre le linge à jour, faire la vaisselle et faire un peu de rangement. - 15h00 : c’est l’heure d’aller chercher Louis à l’école. On n’oublie pas le goûter sinon il y en a un qui ne va pas être content… Selon la météo, soit on reste jouer sur les terrains de sports de l’école, soit on rentre pour jouer à la maison.
Le plus grand suit des cours de piscine le lundi après l’école, ce qui implique que je dois m’occuper du deuxième pendant ce temps-là alors on n’oublie pas le maillot !
- 17h00 : on prend le bain et fait les devoirs. Une heure plus tard et il est déjà temps de préparer le dîner.
Les conditions de travail en tant qu’au pair
Quand je ne fais pas d’heure supplémentaire, ma journée se termine aux alentours de 19 heures.
Pour ce qui est de la rémunération, je suis payé $300 par semaine, et un supplément pour les heures en plus. Je ne travaille pas le week-end et je suis libre de 9h00 à 16h le jeudi et vendredi.
C’est donc un bon compromis étant donné que je suis nourri, logé, blanchi (ce qui est obligatoire en tant qu’au-pair).
Comme vous avez pu le voir j’ai des temps-libres. Mais ce n’est pas pour autant que je ne fais rien, bien au contraire ! J’ai tout le temps quelque chose à faire c’est incroyable ! Que se soit à la salle de sport, autour d’un verre à rencontrer de nouvelles personnes, aller voir un match, aller au cinéma, ou encore faire du shopping : vous trouverez toujours quelque chose à faire !
De plus vous pouvez également arrondir vos fins de mois en faisant du baby-sitting, du ménage, ect..

Bilan de mon expérience en tant que jeune homme au pair en Australie
Je me suis bien intégré à la famille et ça s’est passé super bien avec les petits. Il est évident que les premiers temps ne sont pas forcément faciles. Il faut un peu de temps pour « apprivoiser » les enfants. Mais on prend vite ses marques, ses repères et tout se passe bien avec un peu d’organisation.
J’ai fait ce job durant 6 mois. Je souhaitais en effet essayer le fruit picking et faire un peu de Wwoofing. J’avais aussi en tête de faire deux mois de road-trip sur la côte Est avec mes économies.
Vous hésitez encore ? Foncez car « dans 20 ans vous serez plus déçu par ces choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Explorez. Rêvez. Découvrez » (Mark Twain).
Article écrit par Lewis Ledouit
📌 Ce qu’il faut savoir avant de se lancer (2026)
Le témoignage de Lewis reflète son expérience personnelle. Voici le cadre général, à vérifier au cas par cas avec votre famille d’accueil :
- Rémunération : comptez en général 250 à 400 AUD par semaine pour 25 à 35 heures, en plus du logement et des repas. Le montant dépend des horaires, de l’expérience et de la ville.
- Horaires : la pratique courante est de 25 à 35 heures par semaine, baby-sitting du soir compris, avec au moins un jour de congé hebdomadaire.
- Statut : en Australie, il n’existe pas de programme officiel « au pair » encadré par le gouvernement. Tout repose donc sur l’accord passé avec la famille : mettez par écrit les horaires, la rémunération, les congés et les tâches attendues.
- La règle des 6 mois : en PVT, la condition 8547 limite le travail à 6 mois chez un même employeur. Les au pairs font partie des cas où le Department of Home Affairs peut accorder une autorisation pour aller au-delà — mais la demande doit être faite avant la fin des 6 mois.
- ⚠️ Le job d’au pair ne compte pas pour le 2ᵉ WHV : contrairement au fruit picking, la garde d’enfants n’est pas reconnue comme specified work pour renouveler son PVT. Si vous visez une 2ᵉ année, prévoyez vos 88 jours en plus.
Pour tout le détail des démarches, voir notre guide complet : Être au pair en Australie.
Questions fréquentes
Un garçon peut-il être au pair en Australie ?
Oui, absolument. Même si le métier reste très féminin, de plus en plus de familles recherchent un homme au pair — en particulier celles qui ont des garçons ou des enfants très actifs, pour l’aspect sportif et les activités en extérieur. Les candidats masculins sont moins nombreux : c’est aussi une façon de se démarquer.
Faut-il parler couramment anglais pour être au pair ?
Non, mais un niveau correct est indispensable : vous devez pouvoir communiquer avec les enfants et réagir en cas de problème. C’est d’ailleurs souvent le premier critère des familles. Inutile d’être bilingue — beaucoup d’au pairs progressent énormément sur place.
Quel visa faut-il pour être au pair en Australie ?
Le PVT / Working Holiday Visa (417 ou 462) est le visa utilisé par la quasi-totalité des au pairs français. Il n’existe pas de visa « au pair » spécifique en Australie.
Combien de temps à l’avance faut-il chercher sa famille ?
Comptez 2 à 3 mois de recherche active. Inutile de s’y prendre un an à l’avance : la plupart des familles publient leur annonce quand leur besoin est proche. Relancez, répondez vite et ne vous limitez pas aux annonces qui correspondent à 100 % à votre profil.
Le travail d’au pair compte-t-il pour obtenir un second WHV ?
Non. La garde d’enfants ne fait pas partie des travaux reconnus (specified work) pour demander un deuxième PVT. Pour valider vos 88 jours, il faut vous tourner vers l’agriculture, la construction ou les autres secteurs éligibles en zone régionale.
















