Open top menu
Trouver un job qualifié en Australie

Trouver un job qualifié en Australie

Marion (29 ans) a décidé de quitter la France pour s’installer en Australie avec un Working Holiday Visa l’année dernière. Elle avait très envie de voyager, mais surtout d’avoir une expérience internationale.  Dans la lignée de son diplôme et ses 5 ans d’expérience en France dans le secteur de la communication, elle a finalement obtenu un sponsorship à Sydney. Elle vous livre ici tous ses conseils pour ceux qui souhaitent travailler en Australie, mais surtout “trouver un job qualifié”. Et même si chaque profil est différent, il est important de connaître certaines bases pour réussir son expatriation.

La recherche d’emploi

De la France à l’Australie

Je pensais pouvoir trouver un emploi depuis la France avant de devoir démissionner. Mais malgré un bon niveau d’anglais, un CV plutôt fourni dans mon domaine et beaucoup de détermination, c’est très rare voire impossible. J’avais des réponses à mes candidatures, mais lorsque je proposais un entretien via Skype, on ne me répondait plus malgré mes relances. J’ai très vite compris qu’il fallait me rendre sur place et tenter ma chance.

Le fait d’avoir postulé à un grand nombre d’offres depuis la France m’a énormément aidée en arrivant à Sydney. En effet, j’avais établi une liste de contacts, notamment des chasseurs de tête, qui m’ont tous reçus dès ma première semaine ici. Tout s’est enchainé très vite, il y a beaucoup de postes ouverts. De plus, ils laissent leur chance assez facilement lorsqu’on a un visa de travail valide comme le working holiday visa.

Il est crucial d’avoir déjà eu une expérience professionnelle en France dans le secteur recherché. Et c’est encore mieux d’avoir également une expérience locale en Australie. Et ça même si elle n’est pas liée au diplôme ou au secteur en question. Sachez que le pays manque de personnes qualifiées dans pratiquement tous les secteurs !

Comment postuler efficacement

Pour trouver un emploi dans les bureaux ou ‘office job’, en lien avec son diplôme, il faut bien évidemment travailler son CV et l’adapter aux normes australiennes. Toutes les infos ici : Faire son CV Australien

 Mais cela ne fait pas tout !

Des sites d’offres d’emploi comme Seek et Indeed, ainsi que LinkedIn Jobs, m’ont été d’une aide précieuse. Il y a deux cas de figure :

1 – L’entreprise qui recrute a directement posté une annonce en ligne

– Vous devez envoyer votre CV et lettre de motivation à une « vraie personne ». Ce sera un chargé de ressources humaines ou votre futur manager. Cette situation est idéale car plus personnalisée.  Elle vous permet d’adapter votre mail, ainsi que de vous renseigner sur le recruteur;

– L’annonce redirige vers le site officiel de l’entreprise et vous oblige à passer beaucoup de temps à créer et compléter votre profil. Personnellement je n’ai jamais été recontactée et j’ai abandonné ce type d’applications chronophage;

– Vous postulez de façon automatisée, en un clic, sur le site d’offres d’emploi.

2 – C’est un cabinet de recrutement (ou chasseur de tête) qui a établi l’annonce pour son client (c’est-à-dire l’entreprise qui recrute)

– C’est idéal car en postulant vous entrez dans leur base de données. Les cabinets de recrutement vous contacteront s’ils ont une offre qui correspond dans le futur;

Personnellement, j’ai toujours eu beaucoup plus de retours positifs lorsque j’ai échangé avec les cabinets de recrutement. Ils sont tous en compétition entre eux pour les mêmes offres d’emploi. Leur objectif est de vous « placer » dans une entreprise pour toucher leur commission. Je conseille donc de privilégier les chasseurs de tête, ils négocieront un meilleur salaire, et vous pourrez également établir une relation dans la durée avec eux.

Pour maximiser les réponses, j’ai postulé à des dizaines d’offres d’emploi, plus ou moins cohérentes avec mon profil. On s’y perd très vite, donc j’avais créé un fichier Excel avec toutes les offres, les liens vers les annonces, les dates de mes candidatures et des relances.

J’ai également contacté de façon spontanée des personnes sur LinkedIn dont le profil m’intéressait, pour discuter, demander des conseils, ou me renseigner sur l’entreprise. Cela a été vraiment utile pour moi car j’ai trouvé mon troisième emploi comme ça. Comme quoi, avec de la détermination et un peu de chance on y arrive, il ne faut jamais abandonner !

Les entretiens se sont très vite enchaînés : bien souvent en premier lieu avec le cabinet de recrutement, puis une fois ce premier filtre passé, ils m’ont mis en contact avec les entreprises.

Réussir son entretien

Il n’y a pas de recette miracle : plus on en passe, meilleur on est ! Il est toujours plus difficile de passer un entretien dans une langue étrangère. Révisez donc bien le vocabulaire du secteur en question, cela peut être très spécifique et on se rend compte qu’il manque pas mal de mots précis pour être aussi pertinent qu’en français.

Prévoyez également ce que vous voulez dire. Identifiez vos atouts par rapport à des candidats locaux qui seront bien souvent valorisés à diplôme égal, ce qui n’est pas très surprenant.

Préparez vous à répondre à la question suivante : « Why did you leave France? »  « Why did you choose Australia? »

De manière générale, les entretiens sont beaucoup moins formels qu’en France. Il est très fréquent que les entretiens aient lieu dans des cafés en journée, notamment à l’occasion de petits déjeuners. Alors qu’en France l’accent est bien souvent mis sur l’école et le diplôme obtenu, en Australie les recruteurs vont accorder beaucoup plus d’importance à la personnalité du candidat.

Généralement les chasseurs de tête / cabinets de recrutement n’ont pas de temps à perdre et vont droit au but en posant des questions précises pour décrypter votre personnalité et vos expériences professionnelles. Ils vont très vite se faire une idée de votre profil et voir si vous correspondez à l’offre.

Lorsqu’il s’agit d’une personne de l’entreprise (votre futur manager, un collaborateur ou chargé RH), il n’hésitera pas au contraire à passer plus d’une heure avec vous si votre profil l’intéresse.

Dans tous les cas, l’entretien sera bien souvent informel. Ressemblant davantage à une discussion ouverte / prise de contact qu’à un entretien figé.

Néanmoins, il est très souvent demandé de donner des références (les contacts de vos employeurs/managers précédents). Les recruteurs interrogeront de façon quasi systématique afin de valider leur ressenti sur vous avant de vous faire une offre d’emploi.

Réussir son intégration

Comprendre les différences culturelles

Même si vivre en Australie est certes beaucoup moins dépaysant que s’établir en Asie ou d’autres pays aux cultures opposées, le coté anglo-saxon se fait ressentir et peut surprendre lorsqu’on ne s’y attend pas.

– Il y a très peu voire aucune pause la journée dans les emplois de bureau. Et généralement les pauses se font seul. Même la pause déjeuner lorsqu’il y en a une, se passe souvent derrière l’ordinateur pour pouvoir rentabiliser son temps et finir plus tôt.

Les horaires sont très condensés, et les australiens sont matinaux. Ici il est normal de quitter son travail à 17h30, personne ne vous demandera si vous avez pris votre après-midi. Il est très rare de voir un Australien dépasser les horaires établis par l’entreprise.

– Souvent dans les entreprises assez jeunes, des soirées (déguisées 😊) sont organisées. Il est important de suivre le mouvement pour bien s’intégrer.

Les australiens ont souvent le sourire. Alors on oublie le cliché du français arrogant et qui juge les tenues vestimentaires, même si c’est parfois très surprenant !

Rester dans l’entreprise

Le Working Holiday Visa est sans doute la meilleure option pour une entreprise de vous tester. Facile à obtenir, il permet aux employeurs de vous embaucher pendant 6 mois. Un bon moyen de vérifier comment vous travaillez et détecter votre capacité à vous adapter à l’entreprise. Seulement certaines compagnies sont souvent réticentes car elles savent qu’ensuite cela peut être difficile de vous garder. En effet, la seule solution pour rester dans l’entreprise plus de six mois est de changer de visa. Il peut être alors utile de faire appel à un agent d’immigration qui saura vous aiguiller et préconiser le visa le plus adapté à votre situation.

Le plus fréquent est de passer par un “Sponsorship visa” (appelé TSS Visa). Pour se faire sponsoriser, il faut que l’entreprise qui vous embauche soit prête et capable de le faire. Le process prend du temps, énormément d’énergie et coûtera de l’argent pour l’entreprise (normalement vous n’aurez rien à payer de votre côté). Pour être sponsorisé, il faut donc :

– Avoir le soutien de votre entreprise. Qui va généralement faire appel à un agent d’immigration pour monter le dossier,

– Être capable de fournir un grand nombre de documents officiellement traduits et certifiés,

– Et surtout, être sur une liste d’emplois éligibles au sponsorship.  Anciennement Visa 457 et devenu récemment le TSS subclass 482.

– A cela, s’ajoute un test d’anglais.

Ce n’est donc pas chose facile et il faut être déterminé et bien informé pour vouloir se lancer. Mais c’est tout à fait réalisable si l’on fait partie des métiers recherchés. Ces métiers sont mis à jour dans la liste SOL & CSOL (skill occupation list), que vous pouvez trouver ici : https://immi.homeaffairs.gov.au/visas/working-in-australia/skill-occupation-list 

Voici brièvement les différents types de visa qui permettent de travailler en Australie :

Le sponsorship : Visa TSS (anciennement subclass 457, devenu subclass 482) : le plus commun pour rester deux ou quatre années supplémentaires en fonction du secteur. Ce visa est directement lié à votre entreprise.

Le visa étudiant : C’est certainement le plus facile à obtenir, et il est très prisé des backpackers dans la continuité du working holiday visa. Mais sa plus grosse contrainte et qu’il ne vous autorise pas à travailler plus de 20h par semaine, ce qui peut être un frein majeur pour les entreprises.

 

Employer Nomination Scheme (subclass 186) : une entreprise vous nomine directement. Il faut que vous justifiez de 3 années d’expérience dans le secteur. Vous devez également fournir énormément de preuves de vos expériences professionnelles précédentes (qui justifient dans le détail les compétences inhérentes au visa et à l’emploi précis que vous devrez occuper). Une fois obtenu, il vous donne accès à la résidence permanente. Il fait en général suite à un visa TSS.

Le skilled visa (subclass 189 ou 190) : Il s’agit d’un système de visa à point. Une fois obtenu, il vous donne accès à la résidence permanente. Il peut être indépendant (visa 189) ou sponsorisé par un état ou territoire (visa 190). 

Le Partner visa ou de Facto visa : Vous vous agrégez au visa de votre concubin, qu’il soit natif ou qu’il ait un visa de travail valide.

Il existe de nombreux autres visas moins connus dont la liste est disponible sur le site de l’immigration Australienne : immi.homeaffairs.gov.au

 


En tout cas, travailler en Australie est une expérience très enrichissante humainement et professionnellement. Trouver un emploi de quelques mois n’est pas très difficile. Et si vous avez vraiment envie de rester, c’est possible. Il faut évidemment remplir les conditions et être ultra motivé. Mais beaucoup de personnes autour de moi étaient pessimistes et m’ont dit que le sponsorship était devenu une chimère. Avec de la détermination j’ai finalement réussi à l’obtenir. Alors nul doute que vous y arriverez aussi si c’est vraiment ce que vous voulez !

Trouver un job qualifié en Australie
5 (100%) 2 vote[s]

Aucun commentaire trouvé.

Personne n'a encore laissé de commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.


0 Partages
Partagez
Tweetez
Enregistrer
+1