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Devenir Chef pâtissier dans un restaurant gastronomique en Australie

Devenir Chef pâtissier dans un restaurant gastronomique en Australie

Nous c’est Ali & Inò, deux trentenaires avec une passion débordante pour les voyages. Nous travaillons tous les deux depuis des années dans la restauration. Moi, en tant que serveuse/barmaid en Bar/Restaurant et Inò en tant que Chef de cuisine en brasserie de luxe. Un secteur d’activité qui nous permet de travailler et voyager à l’international.  S’expatrier à l’étranger nous a toujours fait rêver et nous décidons de creuser un peu plus cette idée…  Voici donc notre expérience, et plus particulièrement celle d’Inò en tant que chef pâtissier en Australie.

Le parcours d’Inò

Inò a un BEP, un CAP et un Brevet Professionnel en cuisine. Parmi toutes ses expériences, il a travaillé 1 an à Liverpool (en Angleterre) et 1 an chez Bocusse en Floride, aux USA. Son expérience en tant que pâtissier/boulanger, il se l’est construite lui même, grâce à une volonté de fer et un mental d’acier.

Devenu un véritable passionné pour la pâtisserie, il cherche sans cesse à se dépasser et aller toujours plus loin. Il aime créer avec imagination et originalité de nouvelles recettes sucrées pour régaler l’oeil autant que les papilles ! 

Notre départ pour l’Australie

Au départ, pour ce projet notre choix se portais sur les États-Unis ou l’Australie.

Mais l’Australie nous a vite semblé plus accessible et stratégique. Ayant moins de 31 ans, j’étais éligible pour l’obtention d’un PVT (permis vacances-travail). Et Inò avait lui des chances d’obtenir un Sponsorship, son poste de chef étant inscrit sur la CSOL liste (liste des métiers recherchés). En quelques jours, notre décision est prise : nous partirons en Australie.

Nous évaluons le marché du travail dans la restauration (surtout pour Inò), passons en revue les démarches administratives nécessaires, parlons du budget, informons nos proches…

Depuis la France, sur un forum de petites annonces en Australie, on a trouvé un poste de Chef dans un restaurant qui a ouvert quelques mois auparavant. L’expérience et les qualifications de Inò sont au-delà de ce qui est demandé. Le patron est immédiatement intéressé par son CV. Les négociations sont efficaces : une promesse de sponsorship après quelques jours d’essai, dès son arrivée en Australie. Il est convenu que nous serions tous les deux logés par la famille, sous forme de HelpX, en attendant la signature du contrat.

Un aller-simple Paris-Sydney : nous voici en Australie. Moi avec un Working Holiday Visa, Inò avec un visa tourisme valable 3 mois et renouvelable 3 fois (le e-visitor). Pour pouvoir postuler à un visa sponsorisé par une entreprise (visa 457), les démarches sont longues et le coût est conséquent, autant pour l’entreprise que pour le candidat.

Le patron pour lequel nous sommes venu et qui avait « promis » un sponsorship à Inò nous a finalement avoué qu’il ne pouvait pas investir. Malgré les qualités de Inò en tant que chef, c’était trop long et trop coûteux pour sa nouvelle entreprise qui n’était probablement pas éligible pour ce visa.

Heureusement, nous avons réussi à trouver un autre emploi assez rapidement. Aujourd’hui, nous travaillons tous les deux dans le même restaurant gastronomique, à Pokolbin, dans le New South Wales. Je suis Kitchen hand (commis) et Inò est chef pâtissier.

Grâce au sponsorship, nous avons tous deux obtenu il y a 7 mois une résidence temporaire pour les 4 prochaines années avec une possibilité d’obtenir une résidence permanente au bout de deux ans.

experience chef patissier restaurant australie

Travailler dans la restauration / pâtisserie en Australie

La French Touch

Le métier de pâtissier dans un restaurant consiste à créer des desserts sur assiette. Dans le secteur gastronomique, en particulier celui de la boulangerie/pâtisserie, la «  french-touch » est un atout considérable. Le savoir-faire français est valorisant, ce qui ouvre facilement des portes à l’international, à condition d’avoir les compétences et l’expérience requises. La passion du métier aussi, bien sûr.

La pâtisserie est un métier d’adresse, de rigueur, de précision et de minutie. Chaque geste doit être parfaitement réalisé. Les parfums et les textures doivent être maîtrisés. Le travail et la cuisson des ingrédients sont primordiaux.

La pâtisserie, c’est un métier qui donne envie et qui passionne. Quand nous annonçons aux gens que Inò est pâtissier (et français), ils répondent : « Whaooow, la pâtisserie c’est un métier difficile mais c’est magnifique ! Vous avez de la chance ! En plus vous êtes français ! ».

Conditions de travail

Oui, c’est un métier magnifique et, oui, c’est un métier difficile ! Mais ce n’est pas tout de le constater, le vivre, c’est une autre histoire ! On entend souvent une expression qui résonnent entre les murs d’un restaurant : « Faut taper dedans ! ».

La difficulté du métier, la réalité du terrain est la même en France que partout ailleurs. Les pauses sont rares, on reste debout toute la journée, on porte des choses lourdes, on supporte des chaleurs insoutenables (l’été en Australie, la température extérieure monte jusqu’à 45 voire 47 degrès…)

Chaque jour le même rythme, la même cadence, le même combat. Mais on tient le choc…

Un seul objectif : être prêt pour le service du soir. Et là encore, il faut donner le meilleur de soi-même. À la fin de certaines journées, chaque pas devient lourd, chaque effort devient pénible mais on le réalise avec le seul but de faire plaisir, jusqu’au bout. Bien sûr vous aurez des collègues avec qui partager le séjour. Pas seulement 8h par jour, mais parfois 12h, 14h ou même 17h. S’en suit une fatigue intense qui vous cloue au lit pendant vos jours de repos et une perte de motivation… parfois.

Travailler en Australie

Le plus difficile à gérer quand on travaille à l’étranger en tant que Chef, c’est une nouvelle langue à maîtriser rapidement car, dans ce métier, la communication est dominante à chaque moment de la journée. Il faut aussi savoir gérer la pression car ça peut facilement dégénérer.

Salaire

Souvent, le salaire d’un Chef pâtissier dans un restaurant gastronomique en Australie est payé à la semaine et non à l’heure. C’est un salaire fixe. Il faut le négocier tout en pensant que vous allez travailler du matin au soir très tard. Probablement sans coupure, donc environ 12/14h par jour, 5 jours sur 7. Sur les annonces, le salaire est annoncé à l’année, ce qui donne un salaire annuel entre $60.000 et $110.000 selon l’expérience/ les qualifications du candidat et la situation géographique de l’entreprise. Il faut savoir que c’est avant tout un métier-passion.

Pour travailler en tant que Chef dans un restaurant, il faut un mental d’acier, accepter sa condition, et être passionné. Le seul moteur, c’est la volonté. Une volonté tenace, granitique, absolue.

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Notre quotidien chez “Muse Restaurant”

Cependant, être Chef à “Muse Restaurant”, c’est aussi avoir une famille au travail. Des gens qui vivent la même chose que nous. Des collègues devenus des amis puis des frères. «Pour le meilleur et pour le pire» ! Quand l’un ne va pas bien, c’est le reste de l’équipe qui souffre aussi. Quand l’un chantonne, les autres sourient…

Ici, on est solidaires, unis par des liens. On part ensemble en camping pendant les jours de repos. On organise des soirées Poker où même les filles peuvent gagner (on est au taquet : c’est l’unique possibilité d’envoyer le boss au tapis !) ! Et on va dîner dans de beaux restaurants lors de meeting ou simplement boire une bière au pub.

Enfin, à Muse, c’est un patron et un Head Chef sans cesse soucieux de notre bien-être malgré tout. On y reçoit un soutien inconditionnel et du réconfort chaque jour. Plus qu’un métier, une passion, une vie partagée.

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Article écrit par Ali

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