Devenir sauveteur d’animaux en Australie
NOS BONS PLANS
Être sauveteur d’animaux en Australie est une expérience incroyable ! En plus de vivre au plus près de la faune locale australienne, vous apprendrez à vous occuper et à soigner les animaux sauvages. En bref, un job pas comme les autres !
Bénévolat vs job payé : la vraie clarification
Avant tout, soyons honnêtes : la grande majorité des « jobs » de sauvetage d’animaux en Australie sont en réalité du bénévolat (non rémunéré). C’est très différent d’un fruit picking ou d’un job en hostel.
Les 3 grandes catégories
| Catégorie | Rémunération | 88 jours ? | Engagement | Pour qui ? |
|---|---|---|---|---|
| Bénévolat associatif (WIRES, Wildlife Victoria, RSPCA…) | Non payé. Cotisation parfois (~50 $) | ❌ Non | 6+ mois idéalement | Passionnés, longs séjours |
| Volontariat avec logement (WWOOF, HelpX, refuges) | Logé/nourri | ❌ Non | 2 sem – plusieurs mois | Voyageurs en road trip, petits budgets |
| Jobs payés en sanctuaires/zoos (Australia Zoo, Currumbin, Lone Pine…) | 25-35 $/h | ❌ Non (sauf zones remote) | Contrats saisonniers | Profils qualifiés, anglais avancé |
Et pour les 88 jours ?
En règle générale, le wildlife volunteering ne compte pas pour le renouvellement du WHV. Une seule exception : le bushfire disaster recovery dans les zones déclarées sinistrées (post-incendies majeurs) — ce sont des missions ponctuelles déclenchées par le gouvernement après des catastrophes.
Pour les vrais 88 jours en agriculture ou pearling, voir nos guides : Les emplois éligibles — Calculer ses 88 jours.
Quel profil pour devenir sauveteur ?
Tout le monde (ou presque) peut devenir sauveteur bénévole ! Il faut simplement être passionné par les animaux, avoir envie d’apprendre et posséder un minimum de sérieux et de tact. Pour certaines associations, il sera nécessaire d’être majeur et ainsi détenir un véhicule personnel et un téléphone portable. Il faut aussi être prêt à s’engager pour une certaine durée et tenir son engagement.
Option 1 : rejoindre une association
Les sites internet d’organisations telles que Wildlife Victoria, Wildcare Australia ou encore Wires regorgent d’informations. Découvrez ici toutes les façons de vous impliquer dont le bénévolat. N’hésitez pas à les contacter directement et à regarder quotidiennement.
Chaque État a ses associations majeures :
New South Wales (NSW)
| Association | Spécialité | Site web |
|---|---|---|
| WIRES | La plus grande, généraliste, opère 24/7 | wires.org.au |
| Sydney Wildlife Rescue | Sydney métropole | sydneywildlife.org.au |
| Koala Hospital Port Macquarie | Koalas, mondialement connu | koalahospital.org.au |
Victoria (VIC)
| Association | Spécialité |
|---|---|
| Wildlife Victoria | Coordination des sauvetages 24/7 |
| Healesville Sanctuary | Zoos Victoria, sanctuaire au cœur de la nature |
| Five Freedoms Animal Rescue | Refuge wombats |
Queensland (QLD)
| Association | Spécialité |
|---|---|
| Wildcare Australia | Tout type d’animaux, autour de Brisbane et Gold Coast |
| RSPCA QLD | Animaux domestiques + faune |
| The Wildlife Hospital Australia | Australia Zoo Wildlife Hospital, Sunshine Coast |
Western Australia (WA)
Native Animal Rescue
WA Seabird Rescue
Tasmania (TAS)
Bonorong Wildlife Sanctuary Rescue
Wildlife Rescue & Care Tasmania
Northern Territory & South Australia
Wildlife Rescue Darwin NT
Fauna Rescue of South Australia SA
Option 2 : faire du bénévolat dans un refuge (via Wwoofing ou HelpX)
La façon la plus accessible d’être en contact avec les animaux et de leur apporter votre aide, est de passer par un organisme tel que le Wwoofing ou le HelpX. En vous y inscrivant, vous aurez accès aux contacts de nombreux hôtes en Australie prêts à vous accueillir. Certains de ces hôtes gèrent des refuges animaliers, des zoos, des fermes, etc. En échange de demi-journées ou de journées de travail, le logement et la nourriture vous seront gracieusement offerts durant tout votre séjour.
Découvrez l’expérience de Pascal : J’ai travaillé dans une ferme de crocodiles en Australie
Le bouche à oreille peut vous aider à trouver un refuge ou éventuellement des personnes qui accueillent des animaux blessés et s’en occupent (hors structures ou associations). Les pages Facebook sont aussi une bonne option. En effet, de nombreux backpackers publient des annonces de recherche de bénévoles suite à leur départ.
En outre, les associations peuvent aussi vous mettre en relation avec des refuges ou des centres de soins régionaux. Certains refuges recherchent de l’aide et proposent de vous joindre à eux via le Woofing ou le HelpX pour les aider à gérer leur centre. Sites utiles : Wwoofing et HelpX.
Les sanctuaires & zoos qui recrutent (souvent payés)
Si tu veux travailler avec des animaux australiens en étant rémunéré, vise les wildlife sanctuaries et zoos professionnels. Ils recrutent toute l’année des gardiens d’animaux (animal keepers), agents d’accueil, guides, et parfois techniciens vétérinaires.
| Sanctuaire / Zoo | Localisation | Spécialité |
|---|---|---|
| Australia Zoo | Beerwah (QLD) | Le zoo de Steve Irwin, koalas, crocs, kangourous |
| Currumbin Wildlife Sanctuary | Gold Coast (QLD) | Lorikeets, koalas, marsupiaux |
| Lone Pine Koala Sanctuary | Brisbane (QLD) | Plus grand sanctuaire de koalas au monde |
| Taronga Zoo | Sydney (NSW) | Zoo prestigieux, missions de conservation |
| Healesville Sanctuary | VIC | Faune australienne uniquement, Zoos Victoria |
| Bonorong Wildlife Sanctuary | Tasmanie | Diables de Tasmanie, wombats |
| The Kangaroo Sanctuary Alice Springs | NT | Rendu célèbre par Kangaroo Dundee (Brolga) |
| Caversham Wildlife Park | Perth (WA) | Encounter wombats, koalas |
Comment candidater ?
- Site officiel : section « Careers » ou « Employment ». Beaucoup recrutent en saisonnier (sept-avril, haute saison touristique).
- Volontariat : la plupart proposent aussi des programmes bénévoles structurés (parfois payants pour le bénévole côté logement).
- CV en main propre : très efficace pour les postes saisonniers d’accueil ou cafés. Voir Faire son CV australien.
💡 Astuce backpacker : Currumbin et Australia Zoo recrutent souvent des francophones (clientèle internationale). Mets en avant ton français + anglais dans ton CV.
Quels animaux sont secourus ?
L’Australie abrite l’une des faunes les plus uniques et les plus menacées au monde : 87 % des mammifères, 93 % des reptiles et 45 % des oiseaux y sont endémiques. Les Black Summer bushfires de 2019-2020 ont à eux seuls affecté 3 milliards d’animaux — un choc qui a transformé l’industrie de la wildlife rescue en Australie.
Voici les types d’animaux les plus couramment secourus en Australie :
- Les kangourous et wallabies : fréquemment heurtés par des véhicules
- Koalas : déforestation, incendies
- Les oiseaux (perroquets, cacatoès, émeus, etc)
- Possums : accidents ou maladies. Certains sont retrouvés orphelins dans la nature et sont alors récupérés par les sauveteurs.
- Les reptiles (serpents, lézards et tortues) : attaques d’animaux domestiques ou accidents de la route.
- Dingos et autres animaux terrestres : blessures, conflits humains ou situations d’urgence.
- Les animaux marins : phoques, otaries en cas d’échouage, de blessures ou de maladies. De même, les dauphins et les baleines peuvent être secourus lorsqu’ils sont pris au piège (dans des filets par exemple), blessés ou échoués.
Concrètement, en quoi consistent les missions ?
Généralement, l’une de vos missions principales sera de préparer la nourriture des animaux : faire les biberons pour les bébés ou alors couper les fruits et les légumes pour les adultes par exemple. Puis, vous les nourrirez ensuite plusieurs fois par jour. Certains bénévoles ne font que du transport (entre vétérinaires, centres de soins, sites de relâchage) : moins technique, plus accessible.
L’autre grande mission des bénévoles est le nettoyage ! Nettoyage des animaux (si nécessaire) mais surtout de leur environnement (cages ou enclos). Vous serez amenés à enlever les déchets de nourriture restants mais particulièrement leurs excréments. Parallèlement à cela, il y a également le toilettage.
Enfin, le meilleur pour la fin : le chouchoutage ! Câlins et jeux avec les animaux.
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Aider sans s’engager : les bons gestes
📞 Signaler un animal blessé
Voici les hotlines à connaître :
| État | Hotline |
|---|---|
| NSW | 1300 094 737 (WIRES) |
| VIC | (03) 8400 7300 (Wildlife Victoria) |
| QLD | 1300 ANIMAL (RSPCA QLD) |
| WA | (08) 9474 9055 (Wildcare Helpline) |
| SA | 1300 698 642 (Fauna Rescue) |
| TAS | 0447 264 625 (Bonorong) |
| NT | 0408 885 341 (Wildlife Rescue Darwin) |
Protéger l’environnement
Le premier geste pour aider est de ne pas laisser ses déchets dans la nature (lors de randonnées, d’une journée à la plage, etc.) et de recycler tout les matériaux possibles.
Eviter tant que possible d’acheter des objets ou tout autre chose faits en plastique non réutilisable, et en particulier, tous ces fruits et légumes emballés dans des quantités inimaginables de plastiques ! Prendre ses propres sacs en tissu pour aller faire les courses, re-remplir ses bouteilles d’eau au lieu d’en acheter de nouvelles, apporter votre contenant personnel lorsque vous allez au café sont des gestes qui vous permettront de commencer à faire une différence pour le bien être de l’environnement !
Tous les étés d’énormes incendies ravagent des hectares de forêts, affectant par leur ampleur de nombreux animaux. C’est un problème récurrent. Il est bon de rappeler d’être particulièrement vigilant. Eviter de faire des feux et des barbecues dans la nature durant cette saison participe à la prévention de ces phénomènes, mais également être prudent et raisonnable et ne pas jeter de mégots de cigarettes sur le bord des routes ou lors de randonnées dans la nature.
Régulièrement, des campagnes de nettoyage des plages, des rivières et tous autres écosystèmes ont lieu. Il est possible d’obtenir des informations auprès des mairies et des centres de plongée sous-marine et de voile pour la partie aquatique. Mais sans devoir attendre que des opérations de grande ampleur aient lieu, il est toujours bénéfique de ramasser les déchets que l’on peut rencontrer en balade.
L’Australie est un pays où les ressources en eau se font rares durant certaines saisons. Un bon réflexe à avoir est de garder une bassine dans sa douche pour récupérer l’eau. Cela paraît peu à l’échelle d’une douche, mais la quantité est énorme si l’on calcule sur une année. De même, éviter de prendre des bains ou réduire ++ votre quota si vous n’en êtes pas capables. Pensez également à utiliser les fins de bouteilles ou de l’eau dont vous n’aurez pas l’utilité pour arroser vos plantes. Ne laissez pas non plus couler l’eau lorsque vous vous lavez les mains, les dents.
Protéger la faune
L’Australie est un pays incroyable pour la diversité de sa faune et justement parce que l’on peut y observer des animaux de près. Il est parfois dur de résister à la tentation de nourrir les animaux en liberté dans le seul et unique but de les voir encore de plus près. Ces gestes sont à bannir !!! En effet, ils créent une dépendance des animaux envers l’homme, et c’est à éviter à tout prix ! Dans certains cas extrêmes, les animaux deviennent incapables de se nourrir par eux-mêmes et/ou peuvent tomber malades (c’est par exemple le cas avec les canards qui ne peuvent digérer le pain). D’autre animaux sauvages comme le dingo voient leur comportement changer.
Au volant
- Respectez les limitations de vitesse (cause n°1 des collisions avec la faune)
- Roulez moins vite au lever et au coucher du soleil (heures d’activité maximale)
Les marsupiaux (wombats, kangourous, wallabys, possums et koalas) transportent leurs petits dans leur poche ventrale pendant plusieurs mois. En cas d’accident, la mère qui se sent en danger peut éjecter le ou les petits pour essayer de les sauver. Si vous assister à un accident ou que vous en êtes témoin, il est important de regarder si le petit est encore dans le coin. Si c’est le cas et si vous en avez la possibilité, déposez le bébé chez un vétérinaire.
Dans certains cas lors d’une collision, même si le ou les petits ne sont pas éjectés, il est possible qu’ils soient encore vivants à l’intérieur de la poche de la mère. Vérifier les poches lorsque l’on observe des animaux morts au bord de la route est donc un bon réflexe à avoir. Si le petit refuse de lâcher prise, il ne faut pas insister et préférer déplacer la mère avec le petit à l’intérieur pour les emmener chez le vétérinaire. Les petits en dehors de la poche de leur mère peuvent facilement prendre froid. Il est donc important de les envelopper dans une serviette et des vêtements chauds.
Une croix à la bombe sur le flanc = poche déjà vérifiée par un bénévole. Si vous ne vous sentez pas à l’aise pour vérifier vous-même si l’animal a un petit dans sa poche, appelez une organisation de secours ! Ils enverront un bénévole pour vérifier à votre place.

Au printemps, les oisillons apprennent à voler et sont souvent maladroits. Il n’est pas inhabituel d’en trouver à terre et de vouloir les aider. Bien que cela parte d’un bon sentiment, c’est un geste qui est souvent « inutile » (voire dangereux pour le bébé), à moins que l’animal soit clairement blessé ou en danger. Par exemple, certains animaux domestiques pourraient en faire leur repas… Généralement, les parents ne sont pas loin. Ils continuent à nourrir leur progéniture jusqu’à ce qu’ils deviennent assez forts pour voler et mieux vaut ne pas intervenir.
Pour ceux d’entre vous qui possèdent un jardin, une autre façon d’aider la faune est de laisser une coupelle ou une bassine d’eau à l’extérieur pour que les animaux déshydratés en période de sécheresse et de feux de forêt puissent accéder plus facilement à l’eau. Un dernier geste pour les personnes qui ont des animaux domestiques, est de les garder à l’intérieur la nuit, afin qu’il n’attaquent pas les animaux indigènes. Certains animaux natifs australiens souffrent énormément du problème des espèces introduites, comme les chats, les chiens et les renards. Beaucoup d’espèces locales sont actives la nuit et laisser vos animaux domestiques en liberté à ces heures engendrent un risque de poursuite, de blessures (par morsure) ou de décès. Les chats et chiens qui ont des clochettes sur leur collier sont aussi plus facilement détectables par les autres animaux.
Faire un don
Vous pouvez faire un don auprès d’une ou de plusieurs associations locales. Ce don peut être réalisé en direct ou alors sur le site internet de l’association. Vous pouvez aussi parrainer un animal tout en effectuant un don financier. Ce qui signifie que vous réaliser pas une mais deux bonnes actions ! En échange de ce parrainage, vous pouvez recevoir une photo de l’animal, des petits cadeaux, etc. Vous pouvez également choisir de planter un arbre qui est une excellente initiative.
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Retour d’expérience : Elodie, sauveteuse pour Wildlife Victoria
Elodie, biologiste de formation, intervient principalement sur des sauvetages de possums et oiseaux à Melbourne. Elle reçoit des alertes par SMS, et choisit les missions selon ses disponibilités. Elle participe aussi aux tournées éducatives dans les écoles pour sensibiliser les enfants à la protection de la faune. Elle partage son temps entre sauvetage sur le terrain et soutien à une amie qui gère un centre de soins privé. Elle vous raconte ici son expérience en détail.
Mon rôle au sein de l’association
Je suis bénévole à l’association Wildlife Victoria qui s’occupe de coordonner un réseau de sauvetage pour les animaux natifs. Lorsque les membres du public appellent pour nous avertir qu’un animal est en danger, les opérateurs contactent les sauveteurs les plus proches pour qu’ils interviennent. Comme pour nos urgences médicales, plus l’intervention est rapide, plus l’animal a des chances de s’en sortir.
L’état de santé des animaux est évalué sur place. Le sauveteur décide de la marche à suivre pour assurer sa sécurité. L’association organise aussi des campagnes de prévention et des collectes de fonds.
Les tâches quotidiennes
Les gens décident eux-mêmes de leur emploi du temps. Certains sauveteurs sont très occupés et ne peuvent pas intervenir tous les jours. Nous avons un système de SMS. Lorsque nous sommes disponibles, nous envoyons un message pour l’indiquer au centre de tri des appels. Lorsque nous ne sommes plus disponibles, nous envoyons un nouveau message pour les avertir.
Entre temps, à chaque fois qu’un animal en danger est identifié dans un rayon autour de chez nous, nous recevons un message nous demandant s’il nous est possible d’intervenir. Si nous donnons une réponse positive, un message nous revient pour nous transmettre le numéro du cas et le numéro de téléphone de la personne qui a appelé. Cela nous permet de demander des informations complémentaires sur l’animal, sa localisation et son état de santé. Cela peu aussi nous permettre d’obtenir accès à leur propriété si l’animal se trouve dans une zone résidentielle.
La plupart du temps, j’interviens sur des sauvetages d’oiseaux et de possums. Je suis aussi vaccinée pour pouvoir travailler au contact des chauves-souris. Il faut acquérir plus d’expérience pour intervenir sur d’autres animaux plus gros comme les wombats, koalas et kangourous.
Lorsque nous intervenons, nous décidons s’il convient ou non d’amener l’animal chez le vétérinaire. Si l’animal est en assez bonne santé, nous pouvons décider de l’amener dans un centre de soins pour être réhabilité. Si l’animal est trop faible ou a des blessures trop étendues, il est généralement euthanasié. C’est la partie du travail la plus pénible.
Certains volontaires ne font pas de sauvetage, mais seulement du transport, par choix ou au début par manque d’expérience. Il s’agit d’aller chercher les animaux chez le vétérinaire pour les emmener aux centres de soins et refuges, ou bien du vétérinaire au site de relâchage.
J’interviens aussi dans les écoles quelques jours par mois pour éduquer les élèves. Le but est de leur faire comprendre l’importance de leur patrimoine naturel. Généralement, nous donnons une présentation générale sur les différents animaux qu’ils peuvent trouver près de chez eux. Ensuite, nous expliquons comment se passent les sauvetages. Ensuite, nous faisons des jeux avec eux sur ces thèmes. Ils doivent par exemple reconnaître certains animaux à partir de photos ou de sons. Un autre exercice est de déterminer si les animaux que nous leur montrons sont des animaux domestiques, natifs ou introduits.



Les conditions de travail
Les conditions de travail sont agréables car nous pouvons déterminer nos propres horaires. Il est toujours possible de solliciter le soutien de sauveteurs plus expérimentés. J’adapte mes sauvetages à mon emploi du temps. Parfois, je ne peux pas en faire pendant quelques semaines, et parfois j’en fais plusieurs par semaine.
De temps en temps, je vais aider une amie qui possède un « centre de soins ». Elle a généralement des kangourous, wallabys et possums, ainsi que des perroquets, lézards, chauves-souris et canards. Elle a souvent besoin d’aide pour nourrir les animaux. En effet, les joeys (bébés kangourous) ont besoin d’être nourris 4 à 5 fois par jour jusqu’au sevrage.
Il y a régulièrement des réunions d’entraide et de conseils dans l’association. Les nouveaux bénévoles reçoivent en général une formation d’un ou deux jours. Cette formation permet de savoir comment le système d’appel fonctionne et comment gérer les sauvetages. Les bénévoles comme moi, qui avaient déjà de l’expérience dans la manipulation des animaux peuvent faire une « formation accélérée ». Cette dernière ne couvre pas la partie technique du contact avec l’animal. Cela permet de commencer plus tôt, sans avoir à attendre l’organisation des week-ends de formation pour le reste des nouveaux volontaires.

FAQ — Sauveteur d’animaux en Australie
Est-ce que le bénévolat avec les animaux compte pour les 88 jours du second WHV ?
Non en règle générale. Le bénévolat (volontariat non payé) n’est pas reconnu comme specified work par le Department of Home Affairs. Une seule exception : le bushfire disaster recovery dans les zones officiellement déclarées sinistrées. Pour les vrais 88 jours, vise plutôt l’agriculture, le pearling, ou la construction (en Northern Australia).
Faut-il être vétérinaire ou biologiste pour devenir sauveteur ?
Non. La grande majorité des bénévoles n’ont aucune formation préalable. Les associations te forment en 1-2 jours. Un background scientifique peut accélérer ton intégration et te permettre d’intervenir plus vite sur des animaux complexes (wombats, koalas, chauves-souris).
Le bénévolat est-il accessible aux Français en PVT ?
Oui, sans problème. Le PVT (WHV) t’autorise à faire du bénévolat. Plusieurs associations comptent même des Français parmi leurs bénévoles actifs.
Et un job payé dans un sanctuaire, c’est accessible ?
Oui mais c’est plus compétitif. Les animal keepers en zoo nécessitent souvent un certificat australien (Certificate III in Captive Animals). Pour les jobs d’accueil, café, guide touristique dans les sanctuaires, c’est beaucoup plus accessible, et le français est un plus.
Mon assurance PVT couvre-t-elle le volontariat animalier ?
La plupart oui, mais vérifie les exclusions de ton contrat. Notamment : morsures de chauve-souris, manipulation de serpents (souvent exclus), accidents lors d’interventions de nuit. Chapka et AVI couvrent généralement bien ce type d’activité.



















