Après un premier voyage de noce en Australie, Catherine, son époux et leurs enfants ont décidé de tenter leur chance et repartir à zéro. Ils vont atterir à Sydney et commencer leur vie d’expatriés en Australie. Découvrez leur expérience, et tous leurs conseils pour immigrer en Australie !

Le premier voyage en Australie

Le mari de Catherine lui a proposé d’aller en Australie pour leur voyage de noce. Pas très emballée car elle ne voyait pas cette destination comme romantique, l’Australie ne parlait pas beaucoup à Catherine. Pour elle l’Australie c’était les images de « Crocodile Dundee » et « Skippy le Kangourou ». Depuis quelques années, on entend beaucoup plus parler de l’Australie mais à cette époque-là le pays n’était pas au top des destinations touristiques. Ainsi, Catherine pensait qu’il n’y avait pas grand chose, à part des kangourous et de vastes espaces désertiques.

Puis elle a commencé à consulter des brochures d’agences de voyage, et a découvert des photos qui ont ouvert son intérêt. Et plus Catherine creusait les choses à voir et à faire, plus elle découvrait un pays extraordinaire. Plus elle avait hâte de découvrir toutes ces merveilles. La plus grande difficulté était de sélectionner les meilleurs endroits où aller !

Catherine et son époux sont donc partis 3 semaines en arrivant à Darwin. Puis direction Cairns, Alice Spring, Uluru, Heron Island, Adélaide, Kangaroo Island, et Sydney.

Question paysages l’Australie les a subjugué. En 3 semaines ils ont découvert des paysages très différents. Des territoires du nord à la luxuriance de la région de Cairns, en passant par le désert australien, une île paradisiaque avec une Barrière de Corail comme un aquarium devant la porte du bungalow, au froid de Kangourou Island et son crachin breton et en finissant par Sydney, la grande ville moderne. Mais ce qui les a le plus marqué est en effet Sydney. Comme beaucoup Catherine ne se verrais pas habiter dans le désert même si c’est magnifique. Sydney les a tout de suite séduit. C’était comme un coup de foudre, en un battement de cils, Sydney est rentrée dans leurs cœurs.

En effet, cette ville a tout pour plaire ! Elle est belle avec ses côtes découpées, ses petites plages parfois cachées, un centre-ville ultra moderne avec des tours qui s’élancent vers le ciel comme à New York et ses banlieues verdoyantes. Un style de vie à l’américaine mais avec la mentalité européenne, une ville multiculturelle, jeune et dynamique. Le climat est aussi juste idéal rarement très froid et rarement très chaud, beaucoup plus ensoleillée qu’à Paris.

L’ambiance y est décontractée, avec des australiens simples et de bonne humeur. Le sentiment de sécurité est omniprésent.

Pour plus d’informations sur la belle Sydney : Visiter Sydney

Un retour en France difficile

Le retour en France fut un vrai déchirement pour Catherine. Plus rien ne la faisait vibrer en France, et elle se disait sans cesse « mais qu’est-ce que je fais la ? » ou bien « Ahhhhh , si j’étais là-bas … » cela a duré 3 mois environ à ne plus avoir envie de rien à part repartir là-bas.

Malgré l’envie de repartir en Australie, il n’est pas facile de tout lâcher du jour au lendemain. En effet, on pense aux familles, à son métier etc. Ensuite, on créer une famille et la vie se construit avec de nouveaux challenges etc… La routine se réinstalle progressivement.

Catherine et sa famille avait une vie plutôt confortable, donc pas vraiment de réel désir vital de quitter la France. Puis les années passant, leurs enfants grandissant, le poids de la pression et le rythme scolaire sur les épaules des enfants ainsi que sur les leurs devenaient insupportable. Il était de plus en plus difficile pour eux de supporter Paris. Son insécurité constante, la présence policière partout, la mauvaise humeur ambiante, le manque de visibilité pour le futur de leurs enfants. Catherine et sa famille désiraient une autre vie que celle-là.

L’envie de repartir en Australie

L’élément déclencheur a surtout été leurs enfants. La perte d’emploi du mari de Catherine leur a aussi donné l’occasion de repartir à zéro. Ils souhaitaient un profond changement de vie, et voulaient que leurs enfants aient la chance de devenir bilingues. En France on leur avait dit que leur fils dyslexique, ne pourrait jamais devenir bilingue et que c’était même déconseillé d’essayer. Catherine souhaitait plus de liberté, de vivre plus dehors, plus de sérénité dans leurs vies. Pari réussi !!! 

Ils ont commencé les démarches depuis la France 1 an et demi avant de partir. Il a fallu fournir des traductions de documents par des traducteurs assermentés NAATI, passer l’IELTS (test de langue), et autres démarches. Catherine et sa famille n’ont pas utiliser d’agent d’immigration et ont décidé de faire les démarches seuls. Cependant après plusieurs mois et voyant que la situation n’avançait pas ils ont décidé de partir.

Immigrer en Australie sans visa permanent 

Catherine et son époux avaient 39 et 42 ans quand ils sont arrivés en Australie. Après son licenciement, son mari a fait du freelance dans le conseil. Il a créé sa société et ils l’avons utilisé pour s’auto-sponsoriser. A l’époque, il y avait des cabinets à Sydney qui accordaient des visas sponsorisés à quelques personnes par an. En gros Catherine était à la fois leur employée et leur cliente. Ils leur donnaient le salaire qu’ils allaient leur reverser + une commission mensuelle pour eux. Cela a couté très cher. Entre tous les frais de logement, d’école pour leurs enfants etc… l’intégralité de la prime de licenciement qu’ils avaient gardée de côté y est passée. Catherine pensait qu’il pourrait tenir 1 an avec le montant de cette prime mais elle ne leur a duré que 4 mois.

Son mari a trouvé une mission de conseil et après 6 mois de leur arrivée en Australie ils ont obtenu la résidence permanente. Une fois ce sésame en poche, la même société lui a proposé un emploi à durée indéterminée. Un an et demi de démarches en France + 6 mois en Australie, cela fait 2 ans, soit le délai légal et minimum pour obtenir la résidence permanente (à l’époque). 

Les difficultés d’immigrés en Australie

Une des premières difficultés lorsque l’on immigre est de trouver un logement. En effet, sans emploi, sans garant, sans références et sans historique dans le pays cela n’est pas évident.

La deuxième difficulté qui se présente est de trouver un emploi. En France le mari de Catherine occupait des postes de directeur financier dans de grands groupes. Cependant en Australie, ses diplômes n’avaient pas de valeur. Son expérience ne comptait pas car elle n’était pas australienne. Ce dernier point est tout aussi valable en France, donc les Australiens ne sont pas plus ségrégatifs que les Français.

Son mari a donc dû se résoudre à changer de branche, à accepter un travail en dessous de ses qualifications. Mais c’est le prix à payer pour réaliser son rêve.

S’expatrier avec des enfants

Contrairement à ce que l’on peut penser, il n’est pas vraiment difficile de s’expatrier avec des enfants. Les enfants sont flexibles et s’adaptent bien plus rapidement que les adultes. Leur fille était en école bilingue à Paris. Elle a dû passer un test de langue et son niveau fut donc évalué suffisant pour rentrer directement à la High School sans avoir à passer par un stage intensif d’anglais. Leur fils lui, ne connaissait pas un mot d’anglais. Mais en primaire il n’y a pas de test de langues pour entrer, donc tous deux ont été admis directement à la rentrée scolaire de Février.

Les écoles primaires mettent en place un programme intensif pour tous les nouveaux arrivants non anglophones et ainsi les enfants apprennent l’anglais très rapidement. Malgré les difficultés liées à la dyslexie, leur fils a réussi à devenir bilingue en 2 ans.

Il n’a pas été complique d’inscrire les enfants à l’école car ils étaient en visa sponsorisé. Par contre ça leur a coûtait plus cher, voire très cher. Lorsque Catherine et sa famille sont passés en résidence permanente, ils n’ont plus eu a payé. D’ailleurs, le gouvernement australien leur a même remboursé le montant au prorata des jours restant de l’année en cours.

Bilan de l’expatriation de Catherine

Suite à l’obtention de la résidence permanente ils ont pu trouver un travail en CDI, ne plus payer l’école des enfants, et ont pu prétendre a de nombreux droits comme la sécurité sociale australienne, pouvoir acheter une maison, etc…

Socialement, il est difficile d’avoir beaucoup d’amis et parfois on se sent un peu isolé. Il est plus simple pour les enfants de s’intégrer grâce à l’école.

Il peut être difficile de prendre ses marques au début. Il faut d’abord découvrir les us et coutumes australiens. Il y a également beaucoup de français installés en Australie qui permettent de se faire des connaissances et donc de s’intégrer. Il a fallu à Catherine et sa famille deux bonnes années pour se sentir vraiment chez eux. Malgré tout ils se sentent toujours plus Français qu’australien, même s’ils ont désormais la nationalité.

Ils rentrent tous les ans en France en juillet quand c’est l’été en Europe et l’hiver à Sydney. Plus ils rentrent en France plus Catherine ressent le décalage entre les deux pays et plus elle veut rester en Australie. Maintenant qu’ils ont gouté à un autre style de vie un retour en France n’est plus envisageable… 

Si c’était à refaire, Catherine n’hésiterait pas une seconde !

Quelques conseils pour les futurs expatriés

Ne pas arriver ici en pays conquis. Il faut rester humble, prendre le temps de découvrir les richesses qu’offre ce pays (mais ceci est valable partout dans le monde !). Il faut aussi perdre la mauvaise habitude de tout critiquer qui empêche de s’ouvrir et savourer. 

Si on souhaite venir définitivement en Australie, il faut s’accrocher à ses rêves, ne pas baisser les bras. Même quand c’est difficile et qu’on en voit pas le bout. L’Australie se mérite, et « impossible » n’est pas Français alors soyez persévérant, ça en vaut la peine !

Si vous venez avec des enfants, ne cherchez pas à en faire trop pour qu’ils apprennent l’anglais. Le fait d’être baigné dans l’anglais toute la journée à l’école est suffisant pour qu’ils deviennent bilingues. Au contraire, il faut tout faire pour conserver le français qui s’oublie très vite : radio en français, TV en Français, parler français à la maison…

Être prêt à réduire son niveau de vie ou à changer de métier pour rester ici car d’autres choses viendront compenser. Et ici il n’y a pas besoin de dépenser de l’argent pour s’amuser; une balade dans le bush, une après-midi plage, un barbecue entre amis… ces choses simples vous suffiront croyez moi !

NB : Catherine et sa famille ont immigré en Australie en 2011 – Ainsi les démarches et conditions de visas ont évoluées depuis. Nous vous conseillons de visiter le site de l’immigration australienne pour évaluer votre situation.