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Les méduses en Australie

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Les méduses en Australie

Les méduses, ou plutôt les cuboméduses présentes en Australie, sont des animaux marins très dangereux voire mortels à cause de leur venin. Elles ne piquent pas pour se défendre, n’attaquent pas les nageurs, et cherchent d’ailleurs à les éviter lorsqu’ils sont immobiles. En revanche, du fait de leur translucidité, de leur taille ou encore de la longueur de leur tentacules, il peut être tout simplement impossible de les voir lorsqu’on nage.

69 personnes sont mortes depuis le début des recensements en 1883. Même si ce nombre est dérisoire au regard du nombre de piqûres annuelles, le risque reste bien réel. Saisonnières, elles abondent par endroits et à certaines périodes. Elles n‘en restent pas moins des animaux fascinants, magnifiques et gracieux lorsqu’on a la chance de pouvoir les observer. Toutes les espèces n’étant pas dangereuses il convient d’en apprendre plus à leur sujet pour limiter les risques.

Où trouver des méduses en Australie ?

Suivant les périodes de l’année, on peut trouver des méduses et des cuboméduses sur toutes les côtes Australiennes. Même si elles sont saisonnières, il n’est pas impossible de croiser des individus solitaires en dehors de ces périodes. Les deux espèces les plus dangereuses de Box Jellyfish (la Sea wasp et l’Irukandji) ne se rencontrent que dans la partie nord de l’Australie

Les précautions à prendre

Il est important de respecter les consignes de sécurité que l’on trouve généralement sur les panneaux des plages australiennes. En cas de piqure de méduse, il est conseillé de ne pas frotter la plaie, de la rincer avec de l’eau de mer et surtout pas avec de l’eau douce qui raviverait la douleur.

Si des tentacules sont toujours visibles, il est conseillé de les enlevez avec une pince ou une main bien protégée. Sur de nombreuses plages, du vinaigre est mis à disposition pour désinfecter les plaies. Si la douleur persiste, le mieux ensuite est d’appeler les secours rapidement (numéro 000).

Il existe sur certaines plages australiennes, des zones de baignade entourées de filets qui limitent grandement la présence des cuboméduses. Autre fait important, même échouées sur le sable, les méduses, les cuboméduses ou les physalis sont encore dangereuses et peuvent toujours piquer !

Sea wasp

Même si elle ressemble fortement à une méduse, elle n’en est pourtant pas une. La Sea wasp (guêpe des mers/cuboméduse d’Australie), Chironex fleckeri, appartient à la classe des Cubozoa, les cuboméduses (Box Jellyfish). Elle possède un venin extrêmement dangereux. C’est sans doute l’animal le plus dangereux des côtes nord Australiennes derrière le crocodile marin.

Localisation

Ces cuboméduses se rencontrent vers Exmouth dans le Western Australia ou à Agnes Water dans le Queensland. Elle peut également se trouver de la Nouvelle Guinée aux Philippines et au Vietnam. En Australie, elles sont saisonnières et se rencontrent pendant les mois les plus chauds, de novembre à mai. Elles viennent dans les baies et à proximité des plages pour se nourrir de crevettes roses. Attention cependant, ça ne signifie pas pour autant qu’il est impossible de les croiser le reste du temps.

Particularités

La Sea Wasp est la plus grande espèce de cuboméduses. Le corps (ombrelle) de forme carrée, caractéristique des cuboméduses, peut mesurer une trentaine de cm. Les tentacules peuvent atteindre 3 mètres de long.

Tout le venin se concentre dans des cellules appelées nématocystes, présentes le long des tentacules. Lorsqu’elle se déplace, la cuboméduse contracte ses tentacules qui ne mesurent plus qu’une quinzaine de cm.

Irukandji Jellyfish

L’Irukandji (Carukia barnesi) est une autre cuboméduse potentiellement mortelle du nord de l’Australie. Moins connue que la Sea Wasp, elle et d’autres espèces similaires sont responsables du syndrome dit d’Irukandji. Sa taille minuscule la rend extrêmement difficile voire impossible à détecter…

Localisation

Comme la Sea Wasp, la cuboméduse Irukandji se rencontre sur les côtes nord australiennes pendant les mois les plus chauds.

Particularités

Le corps de cette cuboméduse mesure au maximum 3cm, alors que la longueur de ses tentacules va de 5cm à 1m ! Ce qui la rend pratiquement invisible dans l’eau. Chez cette espèce, les cellules contenant son poison se trouvent aussi bien sur les tentacules que sur son corps (ombrelle).

Irukandji est le nom d’un groupe aborigène de Palm Cove au nord de Cairns. Hugo Flecker a utilisé ce nom pour décrire les effets de ce syndrome, dont la cause est restée inconnue pendant des années. L’origine de ce syndrome n’a été attribué à la piqûre de cette cuboméduse qu’en 1966 par le docteur Jack Barnes. Celui-ci a donné son nom latin à l’espèce. Il a volontairement décidé de se laisser piquer sous les yeux d’un ami et de son fils de 14 ans !

Bluebottle

La Bluebottles (Physalie ou galères portugaises en français) n’est ni un méduse ni une cuboméduse. C’est un siphonophore marin, une colonie de 4 types d’animaux qu’on appelle polypes et dont la survie dépend de chacun d’entre eux !

Même si les envenimations sont rarement mortelles, le venin de la physalis n’en est pas moins puissant.

Certaines personnes réagissent très mal aux piqûres : en particulier les enfants et les personnes âgées. Chez la grande majorité des victimes d’envenimations on ne déplore que de simples brûlures.

Localisation

Les physalis sont communes sur la côte est australienne pendant les mois les plus chauds, et sur la côte sud-ouest pendant les mois les plus froids. 

Particularités

La physalis est constituée à 90% d’eau. Elle se compose d’un flotteur transparent variant du bleu au violet, allant de quelques centimètres à une vingtaine de centimètres. Ce flotteur rempli d’air lui permet de se déplacer à la surface des océans grâce au vent. Sous le flotteur, se trouvent une multitude de filaments pouvant atteindre une longueur d’une dizaine à une cinquantaine de mètres ! Ces filaments sont extrêmement urticants. Même échouées, leurs long filaments venimeux sont encore actifs. Regardez donc où vous mettez les pieds lorsque vous marchez sur le sable car elles peuvent être très communes par période.

Jelly Blubber

Bien moins dangereuse que celles décrites plus haut, cette méduse, bien qu’elle possède du venin, n’est pas mortelle et provoque simplement des brûlures.

Localisation

La Jelly Blubber (méduse mosaïque en français) se rencontre sur les côtes est et sud de l’Australie, du Queensland au Victoria et parfois à l’intérieur des estuaires.

Particularités

Elle se distingue des cuboméduses par la forme ovale de son ombrelle qui peut atteindre une trentaine de cm de diamètre. Ses tentacules sont bien moins longues que celles des cuboméduses mais elles sont en revanche bien plus larges !

Sources :

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Après un premier working holiday visa il y a quelques années durant lequel j’ai essentiellement travaillé en ferme, me voila de retour en Australie pour parcourir le pays en long et en large. Passionné par la photographie et la nature en général, l’Australie et sa faune ont toujours été pour moi un rêve d’enfant.