Home Travailler en Australie Travailler dans une écurie de chevaux de courses en Australie

Travailler dans une écurie de chevaux de courses en Australie

0
Travailler dans une écurie de chevaux de courses en Australie

Travailler en Australie a pour avantage de vous donner la possibilité de choisir un job qui vous trotte dans la tête depuis un moment. Si vous avez toujours rêvé de travailler avec des chevaux, ce rêve est totalement possible et accessible ici en Australie. En tant que « farm hand », « groom », ou encore « rider », de nombreuses activités sont réalisables. Dans cet article, on vous donne toutes les infos pour trouver un job et Marie nous dévoile les coulisses de son expérience dans une écurie de chevaux de course.

Trouver un emploi dans une écurie en Australie

Après être arrivée à Sydney, je me suis mise à la recherche d’un job pour gagner un peu d’argent. C’est en voyant par hasard cette annonce sur Gumtree que j’ai réalisé qu’il était possible de travailler dans une écurie de chevaux de course à Randwick, au coeur de Sydney. Il y a de manière générale beaucoup d’écuries qui recrutent sur la côte Est et dans la région de Melbourne.
Vous trouverez également des annonces pour travailler dans les écuries sur www.racingjobs.com.au

Pour ceux qui sont partants pour faire du bénévolat, n’hésitez pas à consulter les sites Wwoofing, Helpx et Workaway. Pour quelques heures par jour, contre logement et nourriture vous aurez accès à de nombreuses offres, dont certaines au cœur de haras, centres équestres, élevages de chevaux, etc.

J’ai donc postulé en envoyant mon CV, listant mes compétences équestres. En effet, je suis cavalière depuis environ 15 ans en France. Quelques heures après, j’ai obtenu un rendez-vous dans leur bureau, au sein même des écuries, le jour même ! Le processus a donc été très rapide.

Durant l’entretien, l’équipe m’a vaguement expliqué les tâches quotidiennes. Celles-ci consistent à s’occuper des chevaux de course avant qu’ils aillent s’entraîner, les préparer, seller, les amener à la piste de course. Plutôt simple pour n’importe quel cavalier!

Il est nécessaire d’avoir un minimum un bon niveau d’anglais pour travailler dans une écurie de course. Et cela pour comprendre les instructions et se faire comprendre.

Test et licence nécessaires pour travailler dans une écurie

Avant de pouvoir mettre la main à la patte, il a fallu que je réalise un test en ligne appelé Horse Safety Induction. Ce test sert à savoir si je connais les règles de sécurité et du comportement à avoir auprès des chevaux.  Il a également fallu que je m’enregistre auprès du NSW Racing pour pouvoir faire ce travail. Cela marche au même titre qu’une licence équestre.

Toute la paperasse terminée, j’avais rendez-vous le lendemain matin à 4h. Je devais préparer les chevaux à l’entraînement journalier et démarrer mon premier jour en tant que Stable hand.

Horaires et salaires

Les horaires étaient de 4h à 9h, puis de 14h à 17h et sont les même pour toutes les écuries.

Le salaire est d’environ 28$ de l’heure et payé double les dimanche et jours fériés.
Certaines écuries proposent un forfait à la semaine en déduisant le prix du logement et de la nourriture.

Le rythme de travail était 7 jours sur 7. J’avais un après-midi de libre par semaine et un dimanche après-midi sur deux.

Au niveau de l’équipement, vous devrez porter des bottines de sécurité, au cas où un des chevaux vous marcherait sur le pied. Ces derniers ont entre 3 et 7 ans et sont parfois compliqués à manipuler.

Expérience ou non, tout le monde peut postuler pour travailler dans une écurie de course. Si vous n’avez pas d’expérience avec les chevaux, vous serez amenés à nettoyer les boxes. Si vous être confiant auprès des chevaux vous pouvez être Stable hand (ou groom). Enfin, des postes de Jockey sont également ouverts.

Une journée type aux écuries

C’est donc avec un réveil difficile que je me suis levée le lendemain à 3h et que j’ai pris le bus à 3h30 direction les écuries. On m’a tout d’abord confié des tâches simples et qui ne nécessitaient pas de s’occuper des chevaux. J’ai dû faire les boxes et doucher les chevaux qui revenaient de l’entraînement.

Au fil des jours, j’ai acquis la confiance de mes collègues. Ainsi, ils m’ont laissé brider, seller les chevaux et les marcher jusqu’à la piste de course pour l’entraînement.

Chaque cheval reçoit une douche et shampoing après être monté et est remis au boxe jusqu’à l’après-midi. Chaque après-midi, tous les chevaux sont mis sur le marcheur ou marchés à la main pendant environ 15 min. Durant ce temps, les boxes sont fait pour la seconde fois de la journée. Les écuries se doivent d’être d’une propreté remarquable. En effet, certains de ces jeunes chevaux valent quelques millions! Les chevaux sont vraiment des athlètes à part entière.

Tous les jours la même routine recommence. Seul le dimanche est un jour de repos pour les chevaux. Là, ils ne sont mis que sur le marcheur et non pas montés.

Le dimanche est aussi jour de Trial (essai) ou de course. En tant que Stable hand, vous pouvez être amené à travailler et vous déplacer sur les lieux de course. Ces heures de travail sont payées doubles.

Bilan de l’expérience

Les horaires sont plutôt intenses. De plus, en fonction de où vous habitez il faut faire attention car le réveil peut être très tôt.

Dans l’ensemble c’était un super travail. Si vous aimez les chevaux, vous n’aurez pas l’impression de travailler et le temps passera rapidement. Physiquement, vous marcherez beaucoup. Vous pourrez de plus être amené à porter des charges (brouettes pour remplir les boxes, seau de nourriture pour les chevaux). Il faut tout de même être en bonne forme physique pour ce job.

Sachez qu’il existe des opportunités de sponsors dans ce secteur. J’ai moi même rencontré des stable hand ou jockey français sponsorisés par l’écurie. De plus, vous aurez l’opportunité de trouver du travail dans toute l’Australie. En effet, pratiquement chaque ville moyenne possède son champ de course et donc des écuries autour. Sachez cependant que la licence dépend de chaque état et a une durée d’un an.

Notez que le travail dans le domaine des courses n’est en général pas éligible pour le renouvellement de visa. Cependant, si vous travaillez en haras avec le processus de saillie, la gestation, le poulinage et la croissance du poulain, et selon la localisation, vos jours pourront compter pour un second ou troisième visa (à vérifier avec l’écurie donc).

Articles similaires : 

Travailler en Workaway dans un centre équestre thérapeutique en Australie
Travailler avec des chevaux en Australie 
Mon expérience de job avec des chevaux en Australie

Ecrit par Marie Leclerc

4.6/5 - (5 votes)
La communauté des backpackers vous aide à préparer votre voyage en Australie. Partage de bons plans, d'expériences, conseils jobs, astuces de backpackers etc.. Guide gratuit (eBook) pour travailler et voyager en Australie avec un Working Holiday Visa ! Un guide écrit par des backpackers, pour les backpackers