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Expérience dans le fruit picking : Charlie et la tomate magique – Episode 2

Expérience dans le fruit picking : Charlie et la tomate magique – Episode 2

Dans le premier épisode, Charlie nous a fait part de ses premiers pas dans le fruit picking et de son job de chauffeur de tracteur avec quelques péripéties ! Voici la suite des ses aventures dans le fruit picking en Australie !

Le picking de tomates

De retour sur la liste des jobs du caravan park dans lequel je logeais, mon nom fut appelé quelques heures plus tard. Demain matin direction les champs de tomates ! D’après la propriétaire du caravan park, la cueillette des tomates commence juste donc cette fois-ci c’est un long time job ! Well done !

Commencer le picking

Tomatoes Fruit Picking Australia

Le lendemain matin je rejoins l’équipe de picking : une anglaise, une japonaise, une estonienne et une taiwanaise… L’ambiance s’annonce sympa. Mon seau en main, j’entame le rang qui n’en finit plus ! Quelques conseils du fermier et c’est parti on ne m’arrête plus. Même principe que pour les autres fermes, un jour d’essai et si je fais l’affaire je reviens le lendemain. 8h plus tard, on rentre en tracteur au shed et le fermier me tend une bière et me dit « see you tomorrow? » «  oh yeah!!! ». Je commence en janvier et devrais finir en avril… d’après mes calculs savants, les 88 jours sont « in the pocket » ! 

Voilà aujourd’hui 10 semaines que je passe 8h par jour dans les champs, le temps y est long et le travail plus ou moins répétitif. Au point où je rentre dans une phase d’aversion pour les tomates et la couleur rouge !

Alors pour ne pas perdre la tête, voici quelques idées et sujets qui nous aident à tuer le temps :

  • En vouloir au gouvernement Australien de nous infliger 88 jours de ferme.
  • Et si… j’avais écouté mes parents je serai médecin aujourd’hui…ou pas !
  • Edward ou Jacob dans Twilight ?
  • Ecouter de la musique peut être un bon échappatoire (mais demandez l’autorisation avant !) et n’oubliez pas que vous n’êtes pas seul…
  • Qu’est-ce que je vais commander à Noel ? (on est en mars ? et alors !)
  • Penser aux prochains road-trip 😉 !
  • On mange quoi ce soir ? noodles ou riz ?

Bilan de mon expérience dans le fruit picking

D’après mon expérience dans le picking, je peux me permettre de vous dire ceci. Il n’y a pas de bonnes manières pour trouver un job dans le picking en Australie. Je pense qu’il faut être au bon endroit au bon moment, c’est pourquoi d’après moi il est indispensable d’avoir un véhicule. Pour tous les jobs que j’ai eu, les fermiers demandaient une personne véhiculée. Et puis s’il n’y a pas de boulot à un endroit (comme ce fut le cas pour nous à Orange, où la saison n’avait pas encore commencé) vous pouvez rapidement bouger autre part.

De même si je devais donner un petit conseil : présentez-vous bien aux fermiers que vous rencontrez. J’ai vu arriver dans les champs des personnes venant demander un boulot, torses nus, lunettes de soleil sur les yeux et le fermier se marrer ouvertement ! Un des fermiers avec qui j’ai travaillé m’a même dit au jour « des fois on a envie d’aider les gens qui semblent sympa en leur filant un petit boulot pour dépanner, mais certains ne méritent même pas qu’on leur tende la main ». Dans l’intitulé de notre visa il y a certes les mots « travail » et « vacances » mais il y a un temps pour tout.

Un dernier conseil : Un minimum d’anglais est requis bien entendu. Vous êtes en dans un pays anglophone. Dans les petites fermes il est indispensable, car certains fermiers vous donneront des taches à faire vous-même et si vous ne comprenez pas ce qu’on vous demande, vous serez vite remplacés par quelqu’un qui ne demande pas 3 fois ce qu’il doit faire. La concurrence est là, tout le monde veut bosser dans le fruit-picking car chacun y voit une solution de facilité.

Mais l’Australie change et son économie aussi, les fermiers sont de plus en plus regardant sur la qualité du travail et sur les effectifs! Ils doivent (comme partout) limiter leur personnel dans un souci d’économie et donc pouvoir faire confiance à leur staff. C’est pourquoi aujourd’hui, les fermiers vous demanderont de donner le meilleur de vous-même, et qu’importe la fatigue, la météo et les envies de chacun. Il y a du monde qui veut travailler, donc si vous ne faites pas l’affaire, n’oubliez jamais que vous serez remplacés en un claquement de doigts. Soyez tout de même vigilants ! Pensez à vérifier que vous êtes payés le salaire minimum et ne vous faites pas exploiter !

Conseil

Pour connaitre le salaire minimum légal pratiqué en Australie, n’hésitez pas à vous rendre sur le site du Fairwork ou à consulter notre article : Augmentation du salaire minimum en Australie dès Juillet 2019

Thomas : Non, il n’est pas tombé dans les pommes !

Pour Thomas, mon copain, l’expérience est différente. La propriétaire du Caravan Park n’a pu lui trouver un job, car il y avait trop de garçons sur la liste d’attente (beaucoup de fermiers accordent d’avantage leur confiance aux filles…). Il s’est donc inscrit au Work Force. c’est une agence pour l’emploi spécialisée dans le picking et s’adressant essentiellement aux backpackers. Elle est située dans Stanthorpe. Le lendemain après –midi, il reçoit un appel : il a un job pour faire du Apple thinning. C’est-à-dire nettoyer les pommiers en enlevant les pommes en trop. Cependant, c’est rémunéré à l’arbre !

Apple picking Pommes Australie Queensland

Son job dans le picking de pommes

C’est pas top (pas du tout même) mais c’est mieux que rien… enfin surtout pour le cumul des jours !  Il avait été prévenu par le Work Force que les patrons et managers de cette ferme pouvaient être de vrais goujats et que la plupart des backpackers fuyaient au bout de quelques jours.

Cherry Picker - Fruit picking Australia

3 semaines passent, toujours au boulot malgré des superviseurs très c**. Les salaires augmentent de semaine en semaine. Thomas a bien pris le coup de main, et se rapproche sensiblement des salaires d’un emploi payé à l’heure.

Conseil : si vous ne trouvez que des emplois payés au rendement, n’oubliez pas que vous allez progresser. Même si au début vos salaires sont dérisoires, avec de la volonté et de l’expérience, vous allez vous améliorez ! Un matin, le fermier un peu bizarre vient le voir et lui dit « c’est fini, rentre chez toi, on a plus de boulot pour les backpackers… ». La saison du thinning était finie mais le manager n’a pas jugé utile de prévenir ses employés de la date de fin ! Il retourne donc au Work Force, pour demander un autre emploi. Comme il a été un des rare à tenir le coup dans cette ferme malgré l’ambiance et les conditions de travail, le Work Force lui dégotta une fois de plus un boulot dès le lendemain. Il commença alors le picking des pommes…payé à l’heure ! Une équipe super, une promotion en quelques jours en cueillant désormais depuis un cherry-picker (bien moins fatiguant) et un emploi payé à l’heure qui dure plus de 4 mois, l’affaire est dans le sac !

L’expérience dans la cueillette des fruits et légumes touche à sa fin, les 88 jours sont presque comptabilisés et on brule d’impatience de reprendre la route pour de nouveaux horizons australiens.

En bref, dans le fruit picking :

  • La concurrence est rude…
  • Un véhicule peut grandement vous faciliter la vie… ainsi qu’un bon anglais !
  • Une motivation et une envie de bosser sera le sésame pour décrocher un emploi (et le garder !) 

Bon courage à tous !

Ecrit par Charlie

Article mis à jour le 05/06/2020 – Publié initialement le 11/08/2019

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2 Commentaires

  1. Bonjour ! Je suis un jeune français désirant aller en Australie au moyen terme. Je suis pas très fort en anglais et j’aimerais partir faire de la culture de fruit en Australie.. comment ce situe le salaire ? Est ce convenable ? Vivable ? Bonne journée

    • Bonjour,
      Pour travailler dans les fermes, un bon niveau d’anglais n’est pas nécessaire. Le minimum de compréhension sera suffisant. Pour ce qui est du salaire, en général vous travaillez 6 ou 7 jours par semaine (selon les industries), vous vivez en van ou chez le fermier contre loyer. Ainsi, vous pouvez facilement économiser pendant que vous travaillez. Assurez vous de toujours être payé au minimum légal (19.84$)Cheers

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